La douce symphonie du détachement !

La douce symphonie du détachement !

Les cordes qui se délient, les liens qui craquent, les attaches qui se fissurent créent en moi une douce symphonie dont j’en suis le maestro.

Un coup de baguette pour délier cette corde d’avec ma mère.

Un autre coup de baguette pour rompre ce lien noir qui me rattache à cet ex.

En faite, tout ceci se fait tout seul… je n’ai rien à faire mais tout à laisser faire.

Car d’autres formes d’amour sont déjà en moi et n’utiliseront plus ces liens pour circuler.

Ces nouvelles formes communiquent en Wi-Fi, avec les autres formes. Elles envoient de l’amour, en total détachement, attirant à elles tout ce dont elles ont besoin pour manifester d’autres formes d’amour, en moi, dans le monde.

Ça ne s’est pas fait sans douleur, peine et deuil…

J’ai l’air d’aller bien maintenant mais j’en ai bavé… la vie a orchestré cela d’une main de maître. Me faisant faire face à mes pires attachements, à mes pires peurs de manquer d’affection, d’attention, d’amour.

J’ai trouvé le détachement dans le creux de mon coeur. Je l’ai choisi. Ce fût un choix, conscient, engagé et ancré. Après avoir passé des nuits à pleurer !

Un choix qui émerge d’un écœurement profond d’avoir trop souffert.

Un choix qui apparaît dans l’essoufflement d’une existence emprisonnée dans de vieux patterns.

Un ÇA SUFFIT qui crie en MAJUSCULE dans le coeur.

Une décision, aussi, de l’ÊTRE d’abord, plutôt que de le conquérir comme une montagne.

Une conscience que j’ai choisi de nourrir de présence, celle qu’au fond de moi, je le suis déjà. Détachée, aimée et aimante.

 

La gratitude de l’attachement…

Et bien sûr… une gratitude infinie pour ces expériences qui me permettent aujourd’hui d’apprécier ce détachement… cette liberté, cet espace…

Une gratitude pour ces expériences qui m’ont permis, aussi, d’expérimenter le « care » relationnel, le « se sentir relié » avec une personne.

Maintenant, j’ai simplement envie de le vivre autrement…

 

Le courage du détachement

Je crois que le détachement demande du courage. Le courage de traverser des chemins inexplorés encore.

De la foi, aussi… de la foi comme des ailes sacrées qui nous accompagnent dans ce grand abandon.

Ne plus devoir croire que l’on doit s’accrocher à quelqu’un pour aimer mais plonger dans l’amour qui est partout…

Aimer. Juste aimer. Soi, Lui, Elle, Tout. Aimer d’amour l’Éternelle existence, l’Être merveilleux que nous sommes tous.

La liberté d’aimer est probablement le plus beau cadeau que je me donne aujourd’hui le droit de vivre et de goûter.

Je m’aime profondément. Et cet amour là goûte très très bon !

 

 

Passer de l’Halloween sucré à l’Halloween sacré ! ;)

Passer de l’Halloween sucré à l’Halloween sacré ! ;)

téléchargementC’est (quand-même) une bonne nouvelle que cette tradition païenne a été perpétuée dans nos sociétés de la manière la plus acceptable pour la norme  à savoir : manger du sucre et s’amuser.

Oui mais voilà…

Nombreux d’entre nous recherchent plus de SENS. On le sait, on le sent…

On se lasse plus vite, on a besoin d’autres choses, on délaisse petit à petit des choses qui nous plaisaient avant. Et cela se fait.. naturellement !

Comme un appel de nos profondeurs du cœur à incarner « autre chose ».

Oui madame !

Je me souviens de cette party d’Halloween ce samedi… Je me disais : oui, et puis ??? On est là à se déguiser, à s’amuser… mais… mon coeur à moi me criait son besoin de PLUS de SENS !!!

Alors j’en suis là, à vous l’écrire ! La vie est aussi bien ficelée qu’un bon saucisson français…

 

halloween-959049_960_720Oui, mais quoi faire ? 

Nous pouvons emprunter les vieilles traditions de l’Halloween et les refaire vivre. Contacter nos esprits amérindiens et chanter avec.

Nous pouvons aussi créer autre chose en se basant sur notre ressenti du moment. Comme un pont. Entre s’inspirer du passé et du présent pour créer un futur nouveau et atypique !

C’est ce qui me ferait le plus tripper ! Créer du nouveau ! C’est ainsi que mon coeur vibre…

 

Qu’est-ce que j’ai envie de faire pour Halloween ? Qu’est-ce qui vibre pour moi ?

Ce qui vibre, pour moi, de faire est de me créer une cérémonie de mes morts intérieurs. Ce 31 octobre, nous terminons une phase : l’automne énergétique. Nous allons entrer dans l’hiver énergétique.

Je parle d’énergétique car les saisons énergétiques arrivent toujours avant le physique. Vous sentirez les effets de l’automne sur votre énergie bien avant la tombée des feuilles… L’automne, selon mon ressenti énergétique, a commencé fin juillet. Et il finit maintenant !

 

Que voulez-vous laisser mourir ?

tampon-tombe-tamporelleQu’avez-vous vu mourir en vous du 31 juillet au 31 octobre ? Qu’est-ce qui est mort ?

Sachez aussi que vous n’êtes pas obligé d’y réfléchir. Simplement de poser votre conscience dans le recueillement. Dans ce recueillement de ces morts intérieurs…

En cette nuit du 31 octobre, pour l’Halloween ou la Toussaint (en France), allez vous recueillir sur vos tombes intérieurs ! Nourrissez la gratitude de tous vos morts et autorisez-vous à tourner la page… Ce qui est mort est MORT.

Allumez une bougie, achetez des fleurs, chantez, dansez… trouvez vos outils de recueillement… laissez votre âme vous guider ! Plutôt que de faire les rituels des autres… 

Voyez la beauté de ce processus… remerciez, profondément pour les apprentissages et ce que ces parties de vous (qui sont maintenant mortes…) vous ont apporté.

Remerciez-les… remerciez-les aussi de mourir pour faire la place à d’autres choses en vous !

Se préparer à l’entrée de l’hiver énergétique 

hiverÀ partir du 1er novembre, nous allons entrer dans l’hiver énergétique. Bien que certaines pensées nous disent que l’hiver correspond à la mort, pour moi, l’hiver correspond à l’intégration, au silence, au bilan, au vide… c’est après la mort.

Après la mort, il ne reste rien. Le vide d’où la vie va renaître ! Il est tellement important ce vide… si puissant qu’on en oublie COMPLÉTEMENT d’en parler dans nos sociétés si avide de remplissage en tout genre.

La vie a besoin de ce vide, de ce néant, de ce rien… Ce n’est ni la mort, ni la vie.

C’est le rien.

Je ferai un autre article pour nous aider à bien utiliser cette période !

En attendant, bonne célébration de vos morts intérieurs !

 

Aurélie, avec la complicité des cycles qui veulent nous enseigner de nouveau, leur beauté ! xx

Et ça me touche profondément !

Le jour où j’ai décidé que j’allais arrêter de me taper dessus

Le jour où j’ai décidé que j’allais arrêter de me taper dessus

Passer une nuit quasiment sans dormir.

Pourquoi ?

– Par anxiété…

Pourquoi ?

– Pour réussir, pour me faire aimer, pour avoir la reconnaissance des autres que je n’arrive pas à me donner…

 

Je ne suis pas assez ! 

Je me suis dit souvent cela. Ne pas être assez, vouloir toujours me corriger, m’améliorer, me perfectionner, ne pas me sentir à la hauteur, tomber de haut, jalouser les autres filles plus grandes, plus belles plus cool, plus extravertie, plus intelligente.

Avoir peur du rejet… et penser cruellement que je ne pourrais jamais me faire aimer de ce gars là….

Finalement, ne pas me voir telle que je suis mais toujours focuser sur ce que je « dois » être selon un standard encore inconnu à ce jour… Une fantaisie de mon mental qui croit dur comme fer que je ne suis jamais assez bien pour personne.

C’est blessant ! Fucking blessant !

Je me blesse depuis toujours par mes jugements intérieurs.

Je reproche aux autres de m’agresser alors que je ne me rend pas compte que je suis mon premier agresseur. Par cette pression sans précédent que je me donne à être quelqu’un que je ne suis pas.

 

Je suis perfectionniste 

C’est un conditionnement dans mon psychisme… Voilà ce que j’ai appris lors d’une fin de semaine de formation en Énnéagramme.

Depuis mon enfance, j’ai développé une personnalité de type 1 : le perfectionniste, créé pour pour me protéger d’une blessure du Mal-Faire profondément ancrée dans mon expérience enfantine.

De-quoi-ai-je-vraiment-peur-270x250C’est ma plus grande peur : le mal-faire. 

Mes atouts : l’amélioration continue, une force de travail hors du commun (tiens, il est 20h du soir et je travaille encore…), une faculté d’analyse foudroyante.

Mes défis : le lâcher prise, (je crois que je continue encore à essayer de comprendre qu’est-ce que c’est que cette bête là…), la colère (car je dois changer le monde voyez-vous… alors je suis en colère tout le temps, mais je ne le montrerai jamais…), l’amour de soi (car je suis la plus grande critique de moi-même et croyez-moi, je suis aussi dure qu’une roche volcanique).

 

C’est pas si mal d’être perfectionniste… 

Je vous l’avoue, ma personnalité perfectionniste m’a apporté bien de belle choses ! Celle de me réaliser moi-même, d’être autonome, d’être une consultante incroyable qui vous trouve des solutions adéquates en un temps record (bon j’arrive quand même à me valoriser, c’est bon signe…).

L’amélioration continue m’a permise d’arriver là où j’en suis actuellement… ce point où j’ai fait la rencontre de mon âme après des années de travail intérieur profond. Cette âme que j’écoute maintenant pour réaliser ce Grand Plan. C’est plutôt cool !

529e5ed802554.imageJ’ai 2 blogues que je nourris intensément et joyeusement, 2 micro-entreprises qui me permettent de vivre, un chat, un appart, des amis, et tout cela TOUTE SEULE.

Comme une grande fille.

Give me a ten five man !!

Oui mais… 

Quand on arrive à communiquer avec son âme, bien souvent, elle nous envoie des messages d’amour. Et l’amour de moi, je l’avais complètement oublié… mais alors COMPLÉTEMENT !

Au point de m’auto-détruire de manière méthodique ( alimentation toxique, cigarettes, relations toxiques, auto-sabotage et touti quanti…).

952758-migrant-sauvetageJ’avais aussi choisi d’utiliser mon perfectionnisme comme une fuite pour ne pas aller accueillir mes blessures et souffrances.

La vie est bien faite, à un moment donné que l’on soit prêt ou non, l’accueil devient une obligation et notre bouée de sauvetage.

 

Alors voilà, j’apprend à m’aimer, un pas à la fois 

Je comprend que je n’ai pas appris à m’aimer. Pas du tout. J’ai appris à survivre.

Survivre au manque d’attention, d’affection, d’abondance, d’amour… tenter tant bien que mal de m’en sortir malgré les traumatismes.

M’accrocher aux dernières branches de mon psychisme en miettes pour finalement tout laisser tomber, accueillir la dépression, mourir de cet ancien moi et me reconstruire…

 

danserJe vis actuellement une profonde renaissance qui peut avoir lieu car j’ai complètement plongé dans ma propre mort intérieure. J’ai accepté d’y plonger.

Aujourd’hui j’allie ma douce personnalité à ma quête d’amour de moi-même. C’est un exercice quotidien, de m’aimer, d’y poser des gestes et des pensées rassurantes. Cela demande une observation précise et un détachement royal.

Être prêt à se détacher de toutes formes de non-amour. Voici, pour moi, le vrai amour de soi 🙂

En tout cas, c’est ce que j’expérimente…

Qu’expérimentez-vous, vous ?

LOVE YOU, LOVE ME, LOVE US ! xx

#MeToo

#MeToo

Mes yeux sont tombé hier soir sur ce message Facebook du statut d’une de mes amis.

Me too

 

 

 

 

 

Juste après mes yeux ont fui.

Mais mon cœur me disait d’y revenir. Parce qu’ il avait des choses à me faire expérimenter.

S’en est suivi une flopée d’émotions :

Surprise : Oh mince… elle aussi !

Déception et tristesse : oh merde, elle aussi…

Compassion : elle aussi !

Colère et Espoir : moi et elle aussi l’avons vécu. Nous ne sommes pas seules et il est temps que cela cesse.

 

Les souvenirs reviennent. Je me souviens parfaitement et très clairement de ce moment où cet homme a cru qu’il pouvait faire n’importe quoi avec mon corps. Heureusement, il n’était pas resté longtemps, je l’avais fait fuir. Mais quand même. Le mal était fait. La peur s’est cristallisée. Mais surtout l’incompréhension.

J’avais l’impression que l’on m’avait annoncé un cancer… ces choses que l’on pense que ça arrive qu’aux autres. Oui ça m’était bien arrivé.

Je me souviens de ce matin, du lendemain, où je m’étais réveillé. Ces quelques minutes où je ne me rappelais plus de rien. Où j’étais encore dans la joie de cette insouciance, dans cette ignorance que ces choses si horribles existent.

Quelques minutes plus tard, je me rappelle. Et là ça a fait mal. Très mal…

Je me douche et me douche pour enlever la saleté qui ne s’enlève pas. Car elle est psychologique et subtile bien plus que physique.

J’ai des éraflures sur le visage. Mon genou est déboîté.

Car je me suis débattu. Bien sûr, je ne me suis pas laissé faire… J’entend encore les voix de ma colère :

Salopard !

En écrivant, je me rend compte que la colère est encore là. En colère contre lui et contre moi (oui…), qui me suis mis en danger.

Qui pensait qu’il était possible dans ce monde de marcher seule sur une plage au Pérou.

 

Était-ce de ma faute ?

Je vous jure que j’y ai cru… pendant longtemps. J’ai pensé que c’était de ma faute. Comme si je n’avais pas eu assez mal il fallait que je m’en rajoute en me disait que c’était de ma faute.

C’est ce que certains disent non ? Sur cette Terre ? Que certaines femmes le méritent ?

Et bien j’avais ce discours en moi.

 

Ça m’a brisé

J’avais 25 ans. Je débutais ma vie de femme et oui, ça m’a brisé. Je crois que je n’ai plus jamais pleinement fait confiance aux hommes après. Mes ex s’en rappellent.

Je me suis faite accompagnée, bien sûr. J’ai vécu beaucoup de guérison.

Et pourtant ce qui me guérit le plus, c’est de voir ces messages sur Facebook, et ma propre compassion que je m’envoie. À cette femme blessée, en moi. encore prise dans son incompréhension… une incompréhension profonde que cela EXISTE.

Alors j’envoie de l’amour à cette violence, à ces parties de moi encore blessées et détruites.

Beaucoup d’amour.

Beaucoup d’amour aussi à ces hommes ou femmes qui ont utilisé cette violence. Ils doivent aussi être en chemin de guérison quelque part…

Je prie. Je prie pour notre guérison.

Sortir de la honte

Pourquoi on est si peu à en parler ? Moi, si je n’en ai pas parlé beaucoup, c’est que j’avais honte. J’avais honte.

Je voyais aussi la réaction des gens à qui je le disais. Ça faisait mal de le dire, ça faisait mal de le lire, ça faisait mal de l’entendre.

Alors, par pure protection, on se tait. Et puis, selon les contextes, c’est plus ou moins accueilli selon le cheminement de chaque Être.

 

Aujourd’hui je choisi de me libérer

Je choisi de me libérer du silence car je sens à quel point il est temps de se guérir, homme et femme, pour mettre au monde d’autres rapports humains.

Aujourd’hui, je prie pour tous les blessés, victimes d’harcèlement ou d’agressions sexuelles.

 

Je vous fais une invitation : réunissons-nous, en cercle de soutien et de partage.

On est pas obligé de faire ce chemin seul…

 

Parfois, je suis mon pire ennemi…

Parfois, je suis mon pire ennemi…

On me le disait souvent : Aurélie, arrête d’être dure avec toi-même.

Mais c’était plus fort que moi. Je devais être parfaite, être au TOP du TOP tout le temps, ne pas m’effondrer, ne faire AUCUNE erreur.

Bien sûr ça n’arrivait pas… j’en ai fait des erreurs… et je me sentais si mal… et je ne le montrais pas !

Jamais.

À part un jour où j’ai compris que je n’ÉTAIS PAS ce mécanisme de défense.

 

En quête d’amour 

Oui, à travers cette controlite aiguë, je recherchais l’amour, l’attention, la reconnaissance. Comme beaucoup d’enfant, je n’en ai pas assez recu dans mon enfance. Alors j’ai créé un mécanisme pour en recevoir.

J’ai été très bonne la dessus. Longtemps.

Jusqu’au jour où tout s’est écroulé. Un coup de l’âme qui vient me montrer une autre grande force : la vulnérabilité, la puissance du coeur.

Ça a fait bizarre…

 

Souvent, je me dévalorise 

J’entends souvent les échos de mes peurs de réussir :

Tu n’es pas à la hauteur, tu n’y arriveras jamais, tu es nulle.

J’y vois des mécanismes de défense qui veulent me garder petite pour ne pas que je sois confronté au rejet, à l’abandon. Quand on vit caché, on vit sans rejet.

À part que finalement, je me rejette moi-même en me cachant…

… et la boucle est bouclée !

C’est bien fait ces affaires-là…

 

Alors comment faire ? 

Accepter.  Réapprendre à m’aimer. Oser dire ce qui ne va pas, ce qui me touche, ce que je suis.

Oser exprimer ma rage, ma colère, ma tristesse.

Oser l’accueillir dans mes cellules.

Pleurer autant que possible pour vider le sac trop plein…

Pour redevenir moi, et redevenir mon meilleur ami.

Réapprendre à être une bonne mère et un bon père pour moi-même.

Désamorcer les discours intérieurs de dévalorisation, les processus de sabotage en les accueillant et les remerciant d’avoir fait ce qu’ils ont pu pour me protéger.

Car finalement, rien n’est mauvais et cette perfectionnite m’a permis d’apprendre la rigueur, l’organisation, la discipline que j’allie maintenant avec un zeste de légéreté, d’humour et de volupté.

Un pas à la fois, vers l’amour de soi !

 

Aurélie, avec la complicité de l’amour qui veut se vivre en moi

 

Sacrée blessure du rejet

Sacrée blessure du rejet

Moi : je sais, j’ai la blessure du rejet.

Comment je fais pour m’en sortir ?

Ma psy : – Aurélie, sais-tu que la blessure de rejet concerne d’abord ton propre rejet de toi-même

Moi : …

 

Le rejet de soi :

Est probablement la forme de désamour la plus violente.

Se rejeter. Ne plus être soi, vouloir être quelqu’un d’autre, par peur de ne plus être aimé.

Devenir quelqu’un d’autre, imiter les gestes et les comportements par croyance que l’on va se faire aimer de l’autre si on lui ressemble.

Ne plus se voir. Ne pas voir sa valeur, ses compétences, ses qualités, ses dons.

Se cacher, ne plus vouloir exister, faire passer les autres avant soi.

Ne pas vouloir prendre la place du roi, mais du bouffon, celui qui va faire rire la foule, préférant se montrer ridicule que lui-même.

Au moins cela reste un personnage.

Au moins, notre essence est protégée par ce costume, par ces artifices, par ce masque qui nous cache.

La perte de soi

Il en vient un jour où à force d’imiter et de copier, on se perd. On ne sait plus qui on est. Et on souffre.

Souffrance ultime de ne plus savoir qui on est à force de s’être rejeté.

On existe plus.

On s’abandonne de se rejeter autant.

 

La retrouvaille

Puis, vient le temps des retrouvailles qui naît de ce désir brûlant de ne plus se laisser marcher sur les pieds.

Le feu aux entrailles, on décide de ne plus se laisser faire. La souffrance est trop grande, ce désamour est trop fort, le fond est trop froid pour y rester.

On retrouve des forces et on se confronte au monde à nouveau.

On bataille contre nous-même, contre cette blessure du rejet qui ne cesse de vouloir nous protéger.

Petit à petit, on reprend notre place, notre pouvoir, notre amour. On reprend les manettes.

 

Le lâcher prise

On accepte, enfin, que si certaines personnes nous rejettent et ne nous aiment pas, ce n’est pas si grave.

Que si le rejet existe, c’est pour nous aider à nous supporter, à peut-être réussir à prendre de la distance avec certaines personnes, du recul parfois nécessaire pour voir plus clair et à retrouver le goût de s’aimer.

Le rejet nous apprend à être seul, à vivre seul et à nous assumer, dans qui nous sommes.

Merci rejet de m’avoir enseigner l’intégrité.

 

La peur d’aimer et d’être aimé

La peur d’aimer et d’être aimé

Je me suis bien rendu compte que dernièrement, de nouvelles formes d’amour s’incarnent. PUISSANTES.

Très puissantes. Le genre d’amour de Flamme/âme jumelle qui te décoince le tuyau du coeur et te fait ressortir plus lumineux, plus propre, plus aimant, le cœur explosant.  Le genre d’amour aussi qui te challenge et déboussole tous les recoins de ton ego. Tous.

Le genre d’amour exigeant, profondément juste, épuré.

Face à cela, face à cette puissance, le réflexe de beaucoup d’entre nous est de partir en courant.

C’est ce que moi je fais.

Je coure. Je me cache. 

Pas bien longtemps car au détour d’une rue, un autre nouveau couple se révèle devant moi, envoyant leur amour à 100 km à la ronde. Oui, je les appelle les nouveaux couples. Vous les reconnaîtrez. Ils sont plus lumineux….

Je me prend une shot.

J’en tremble.

Que dois-je faire ? M’abandonner ? Avoir confiance ?

Pourquoi avoir si peur de l’amour ? Pourquoi avoir si peur de fusionner avec l’autre ?

La réponse me vient telle une marguerite de printemps : car j’ai peur de m’y perdre. J’ai aussi peur de devenir quelqu’un d’autre, de révéler l’amour en moi à tout le monde. Car avec cet amour, je suis puissante !

Vient ensuite la question du mérite. Est-ce que je mérite tout cet amour ? Est-ce que je mérite cet amour inconditionnel ? Peut-être suis-je si attachée à mes croyances que je préfère les transformer en mur pour me protéger ?

Ai-je peur de souffrir ? Un amour aussi grand doit certainement faire souffrir ?

Alors je navigue, en aventurière, pour l’instant non satisfaite mais curieuse. Définitivement curieuse de m’ouvrir à un autre type de relation amoureuse qui vient toquer à ma porte. Je n’ai pas encore ouvert. Mais je sais qu’il est là. Il attend. Il attend que j’ouvre la porte et que je me donne l’autorisation de plonger et de laisser faire cet amour me transformer et me montrer qui je suis vraiment.

En attendant, je me fais belle pour lui. Pour cet Amour. Je me guéris, je délaisse cette dépendance affective, si bruyante, si pesante. je la remercie pour les apprentissages. De m’avoir permis d’apprendre à me « lier » à une personne.

Maintenant, c’est ok, J’ai appris à me lier. Je peux me relier autrement. En wi fi. Sans fil, en toute liberté.

Car je ne me sens plus si seule qu’avant. Je me sens avec moi-même. Je suis là pour moi.

Il aura fallu 34 ans pour que je réalise cela. Pour que je réalise que je suis la seule personne à être vraiment là pour moi.

Et la suite ?

Je ne sais pas. Je sais que l’Amour est à ma porte. J’en ai encore peur. J’ai peur de me faire aimé car j’ai peur de me faire attraper ou emprisonner. L’âme me dit dans l’oreillette qu’elle m’invite à faire confiance, que ce genre d’amour, je sais maintenant y dire Non.

Bon. Alors tout va bien. Tout va très bien.

Aurélie, avec la complicité de la nouvelle fréquence d’Amour

 

 

 

Le sens sacré de la blessure d’abandon

Le sens sacré de la blessure d’abandon

« Tu as la blessure d’abandon Aurélie

– Ah…

Tu as vécu un double abandon Aurélie, celui de ton père et celui de ta mère

– Ah ouais… merde… »

 

Voici une discussion dont je me rappelle parfaitement avec ma psy de mes 20 ans, l’âge où je découvrais mon psychisme, mes blessures, mon fonctionnement interne et ce que j’appelle ma catastrophe intérieure.

Comme la plupart d’entre vous, j’ai la blessure d’abandon. À part que peut-être, elle est légèrement plus forte  que la moyenne.

doe-430238_1920Personnalité (P) : Ok. Et maintenant, qu’est-ce que je fais avec ça ?

Les 14 dernières années ont été un cheminement incroyable grâce à cette blessure. Un cheminement dont j’ai l’immense honneur et l’émotion de vous partager… non pas l’histoire mais la sagesse que j’en ai extraite.

Âme (Â) : – Check ben…

 

L’inconscience

La blessure d’abandon est la blessure qui était probablement la plus cachée en moi… je la cachais si bien !! Car j’en avais besoin… j’avais besoin de cette blessure et d’intégrer ses apprentissages. Je comprend maintenant qu’est-ce qu’elle m’a permis de vivre et d’expérimenter, je « shifte » du rôle de victime à créateur de ma vie et en relâchant cette blessure et les émotions qui lui sont associées, j’y vois les trésors que j’ai acquis…

Chez moi, cette blessure se manifestait à travers 3 comportements majeurs :

1- La dépendance affective

2- Le renfermement sur soi

3- La négligence de soi et de ses projets

P: Ah ben… on était mal barré…

 : – Oui… mais attends, regarde ce que j’ai à te dire

Dépendance affectiveLa dépendance affective s’est infiltrée dans la majorité de mes relations amoureuses sans que je m’en rende vraiment compte. Je luttais tellement contre elle. Je me faisais passer pour une femme indépendante alors que j’avais une partie de moi si dépendance à l’attention et à l’affection que j’étais incapable, à l’époque, de me donner moi même. Cette partie, qui portait ma blessure, s’accrochait, tenait. C’est elle qui me faisait rester dans des relations toxiques, inconfortables, par peur de toucher à cette blessure d’abandon que je ne voulais pas voir ni surtout pas ressentir.

P: Oula… non, non, non, ne me parlez pas de blessures… j’ai plein de travail à faire.

 

Le trésor de cette expérience a été d’accepter de créer des liens avec l’autre et de dépasser ma peur et ma méfiance des hommes. La lumière de la dépendance affective (qui se cache dans chaque noirceur), est, selon moi la capacité à créer des liens, à aller vers les autres. À travers l’expérience de la dépendance, j’y ai pu aussi pratiquer la reprise de mon pouvoir de me donner ma propre affection et ma propre attention.

Le renfermement sur soi est, selon moi, une conséquence majeure de la blessure d’abandon. La blessure d’abandon génère des croyances sur l’amour, celles que nous ne sommes pas aimé et ne le serons jamais (JAMAIS !) (bien sûr que non, puisque nous sommes abandonnés). Ces croyances créent d’ailleurs ce besoin de plaire… On s’en reparlera…

Ma blessure d’abandon a créé chez moi un renfermement. « On ne pouvait m’aimer, restons seul et surtout, ne livrons pas ce que nous pensons vraiment… ». Le trésor de cette expérience est d’avoir acquis beaucoup de conscience de moi-même… à force de rester seule, on apprend à savoir comment être avec Soi. J’ai aussi eu le plaisir de m’être permis de me libérer de ce « faux » besoin de plaire… enfin… en partie ! Oui j,avoue il est encore là.

apathy-1940202_640La négligence de soi et ses projets est la partie la plus difficile qu’a créé ma blessure. Quand je parle de négligence de soi, je parle d’un désamour profond qui a fait que je ne m’occupais pas bien de moi, de mon corps physique, de mon matériel. Je me laissais aller… J’avais cette tendance là. ce n’était pas tout le temps comme cela, mais ça existait en moi. J’avais toujours beaucoup de projets et d’idée que je finissais par abandonner. Et le cycle de l’abandon était nourri !

La négligence de soi m’a appris à avoir un certain détachement sur le matériel pour… l’aimer ! J’étais si peu « matériel » que je manquais en permanence de « choses » pratiques que je finissais par emprunter. Le cadeau a été de me l’offrir à moi même, de commencer à m’équiper. Grâce au détachement, j’ai pu apprécier encore plus cette apprivoisement de la matière, chaque équipement que je m’achetais (ça pouvait juste être des chaussures….) me remplissait de joie et je me sentais gagner des « points d’incarnation ».

Mazeltov !

 

La guérison

Et puis… à un moment donné, la blessure d’abandon a fait son chemin et veut se guérir. Les prises de conscience s’accèlèrent, les émotions embarquent, certaines choses deviennent insupportable.

Â, qui crie à travers tout ce qu’elle peut, : IL EST TEMPS DE LIBÉRER LA BLESSURE !

P : – Nous avons bien reçu votre requête chère âme. Néanmoins… nous aimerions savoir comment FAIRE ? Veuillez nous envoyer la procédure dans les meilleurs délais. Cordialement xoxo

 : Je vais faire mieux que cela chère personnalité, je vais te le faire expérimenter 🙂

Et c’est ainsi que le lâcher prise arrive pour nous enseigner.

Selon mon expérience, il y a 4 étapes majeures à la guérison de la blessure d’abandon, des étapes que j’ai franchie avec bravoure et que je franchie encore :

La conscience : on voit notre blessure et ce qu’elle manifeste chez nous.

L’acceptation : accepter notre blessure, accepter leur manifestation, accepter tout…

Le ressenti de la blessure : la conscience ne suffit pas… la conscience veut s’expérimenter, veut avoir une SAVEUR, un GOÛT, une couleur… quelle est la couleur de votre blessure ? Quand je parle de ressenti, oui, cela se passe dans le corps physique. Un travail d’ancrage et une acceptation de nos ressentis est souvent à réaliser (le rejet de la blessure ayant parfois entraîné une désincarnation – se sentir en dehors de son corps)

La compassion : l’amour toujours ! J’ai passé tellement de temps à prendre contact, dans mon corps, avec mon cœur, avec ma blessure. Je n’ai pas fini ! À chaque mal-être qui ressort, à chaque émotion, j’y met une touche ou une carafe de compassion.

Et elle part… en faite, elle ne part pas, elle fusionne avec votre amour.

P: C’est assez simple…

 : – Oui… je te l’avais bien dit !

 

Le sens derrière ce cheminement 

still-2608837_640Aujourd’hui, je ressens beaucoup de gratitude pour l’expérience que m’a permis de vivre cette blessure. Cette autonomie qui a permis d’émerger grâce à cette solitude un peu forcée qui m’a demandé à trouver et à développer des ressources intérieures de débrouillardise !

Je n’étais pas complètement livré à moi-même dans mon enfance, je ne vous parlerai pas des détails, ce n’est pas le lieu pour cela. Ce qui m’importe c’est de vous transmettre le message, la sagesse que j’ai acquis.

Car finalement, l’abandon est un ressenti… pas besoin d’avoir été orphelin pour avoir cette blessure. L’enfant peut se sentir abandonné si le parent ne répond pas dans les 5 secondes à son pleur… Cela se cristallise d’abord au niveau énergétique – subtil pour ensuite y créer un écho, une empreinte, une conséquence dans le corps physique qui va enregistrer une contraction dans ses cellules.

C’est pour cela, selon moi, que la guérison avec la conscience ET le corps est indissociable… La guérison doit AUSSI passer par le corps. Les thérapies seulement psychologiques ne sont, encore une fois selon moi, pas suffisantes…

Nous devons conscientiser nos blessures dans le corps physique et les libérer avec notre amour.

Simple…

P: – mais pas facile ! OUF C’est du travail…

 : Oui

 

La gratitude 

Après le relâchement, s’en vient nécessairement la gratitude… la gratitude pour moi d’avoir développé autant d’autonomie dans ma vie. Je peux dire à présent que je SAIS être seule. Je sais. Je sais prendre soin de moi, de mes besoins, me défendre, être une bonne mère pour moi et un bon père pour moi car j’ai dû l’apprendre pour survivre !

 

Quel cadeau… 

Bien sûr, j’ai loin d’avoir intégré tout cela en moi…  Je navigue encore en eaux troubles sur ce sujet… J’ai de belles expériences devant moi à vivre qui vont m’aider à devenir encore plus autonome et responsable de ma vie. C’est pour moi le plus cadeau que je ne me suis jamais offert… Redevenir le créateur de ma vie et de mon bien-être.

Merci blessure d’abandon … merci tellement…

 

Aurélie, avec la complicité de cette sacrée blessure d’abandon !

xx

 

Si vous êtes intéressés à en savoir plus. je fais faire une conférence bientôt sur le sujet ! LOVE xx

 

Parlons de relations ET d’amour (Merci Céline !)

Parlons de relations ET d’amour (Merci Céline !)

Je ne sais pas pour vous, mais moi, de mon coté je suis entourée d’histoires relationnelles amoureuses mouvementées, nous laissant pour la majorité dans un tourbillon sacré où émerge… le choix et le non-choix.

Je m’explique !

Que choisir ? Qui choisir ?

J’ai depuis longtemps rejeté l’idée du couple de mes projets d’avenir. Petite fille observatrice, je remarqua assez vite une certaine forme de pénibilité s’infiltrer dans les « modèles » de couple à ma proximité. Une décision ferme a coupé mon cœur de toute possibilité d’être en relation de couple épanouie.

Le couple, c’est dangereux ! – Me répétait cette partie de moi qui voulait tant me protéger… Merci à toi ma belle amie !!

Ô oui, bien sûr j’ai essayé. Plus d’une fois. Je suis un être de bravoure… On me le dit souvent. Je suis allé en Afrique, je peux ben affronter les quelques lions de la relation de couple !

bymylselfRien ne marchait, rien ne durait. Les croyances que je ne pourrais être en relation de couple épanouissante faisaient très bien leur travail ! Mon inconscient était une machine très bien huilée qui sabotait toutes formes de relation qui s’apparentaient à « un couple ». C’était automatique…

Je me voyais déjà écrire la suite de Bridget Jones.

Ça tombait bien, j’avais déjà un chat.

All byyyyyy myseeeeeeeeeeeelf.

Me choisir

Et c’était bien là l’enjeu. Moi. Qui suis-je moi ?

Je me suis vite rendue compte que JE NE POUVAIS PAS, mais alors VRAIMENT PAS être en couple si je ne me connaissais pas moi-même, que l’autonomie n’était pas un luxe mais une nécessité et que je n’avais aucune espèce d’idée de comment combler mes besoins…

Étant une belle âme à ce que certains me disaient, je me dédiais à l’autre. Ma condition d’empath (on s’en reparlera) s’ajoutait à la catastrophe relationnelle où je devenais complètement l’autre (sans m’en rendre compte), l’autre n’étant pas amoureux de soi-même me rejetant (car je devenais lui et je lui offrais, comble du désespoir, un miroir féroce de sa noirceur, empath power…). Et moi, dans tout ce jeu mi-conscient, je me rejetais de plus être moi-même.

Really ??

Que faire ? 

Un sourire aux lèvres en écoutant cette vidéo de Mooji, je me rappelle combien j’ai eu besoin de me trouver et que JE NE POUVAIS PAS le faire avec une autre personne. J’ai dû aussi m’éloigner beaucoup de ma famille.

All by myyyyseeeeellfffff…..

Parce que le partenaire idéal c’est moi. Je suis mon partenaire idéal. Je choisi à présent de prendre soin de moi, de me passer en premier, de me respecter et de me faire respecter, de faire des choix qui nourrissent mon épanouissement. J’ai appris.. j’ai appris à identifier mes besoins, mes émotions, à les nommer et à en prendre soin.

Quel cadeau d’être célibataire !

Et maintenant ?

All by myseelffff … ANYMOOOOOOOOOOOOOOOOOORE !

Respirer. Avoir confiance que la bonne personne va se présenter. Non pas le partenaire idéal, mais un deuxième partenaire idéal ! Car le premier partenaire idéal, c’est nous-même. Je ne suis jamais seule, je suis avec moi-même.

Bien sûr, maintenant, après avoir pleurer devant la scène d’un mariage d’une série kétaine, je me rend bien compte que mon cœur se réouvre à cette possibilité de co-créer une relation de couple avec un autre partenaire idéal.

couple

Je sens à quel point nous arrivons dans un monde où tout devient possible et de multiples formes de relations de couple se créent. La relation ne devrait pas être une boite, elle devrait être le commencement d’une oeuvre d’art qui se crée à deux et part dans de multiples directions.

La relation de couple devrait être un jeu, un émerveillement, un voyage que s’offre deux êtres conscients qui s’envolent vers l’évolution.

Ce que je reprocherai de la perception actuelle de la relation de couple comme on la voit à la TV c’est qu’elle n’est, selon moi, pas assez représentative de l’ÉNORME travail d’évolution que nous offre une relation. La relation est pour moi, une opportunité que s’offre un être d’évoluer, de grandir.

Tiens, je revis la même chose qu’avec mon ex.

– Ok, gratte, plonge en toi, laisse émerger les blessures et guéris toi ! (Dialogue intérieur)

 

Le futur des relations

Moi coeurCar je crois que l’humanité se réserve une surprise incroyable pour ses relations. Je crois que nos relations amoureuses changent en ce moment pour se nettoyer, se purifier pour que chaque humain puisse vivre des relations qui soient plus matures et pures. Qu’est-ce qu’une relation plus mature et pure ?

À vous de l’expérimenter ! Ne laissez pas les autres vous dire quoi faire dans les relations… souvent je vois des articles spirituels qui nous « dictent » qu’est-ce que devrait être une relation mature et pure… Que nenni… c’est à chacun de l’expérimenter et de le définir. Sinon, à quoi servirait cette si belle expérience humaine ?

Se découvrir à chaque instant… avec l’autre !

J’appelle donc mon deuxième partenaire idéal à se manifester et j’ai confiance que tout ceci arrivera au moment opportun.

Je lâche prise sur la petite volonté, qui veut combler un vide affectif et je m’abandonne au Grand Vouloir, cette volonté divine que nous sommes, qui sait que tout est déjà là et que je SUIS déjà comblée.

Et que ce que je vis, c’est exactement ce que j’ai à vivre pour retrouver cette vérité intérieure que JE SUIS déjà comblée.

Merci…

Aurélie, avec la complicité de mon coeur, de Cupidon et de Céline !

Merci céline. xx

 

all by mylself

 

La mort de la femme parfaite

La mort de la femme parfaite

J’ai longtemps cherché à atteindre un idéal féminin. Un idéal construit d’attentes et d’interprétation, en espérant dans le creux de mon coeur, d’être aimé. Arrivée à 34 ans je me rend compte que je me suis trompé. Je ne serai pas aimé parce que je suis parfaite.

Je serai aimée. Point.

 

J’ai trop souffert d’être une femme

J’ai d’abord été la petite fille parfaite : qui reste discrète, qui ne fait aucune bêtise, qui obéit, qui sourit, qui est polie.

J’ai ensuite été l’amante parfaite, qui  sourit, qui rit même quand elle n’en a pas envie.

J’ai ensuite été la copine parfaite, qui gardent les secrets, ne trahit jamais, reste fidèle, aide son prochain…

J’ai aussi été la femme active parfaite, professionnelle jusqu’au bout des ongles, productive, ultra-présente et impliquée.

Ayant ensuite poursuivie une quête spirituelle, je suis, bien sûr, devenue l’apprentie spirituel parfaite.

La seule étape de ma vie qui n’a pas été teintée de cette fausse perfection a été mon adolescence où j’en ai voulu à la Terre entière. Encore que je vous dirai que j’ai quand même réussi à contenir ce feu à l’intérieur de moi et à le transformer en de multiples projets. High five à moi-même pour cela ! À cette époque, je vivais en France où il était commun pour moi de me faire insultée de salope dans les rues quand je mettais une jupe. Juste une jupe.

J’ai souffert d’être une femme. Plus d’une fois. Enfant, adolescente, jeune femme et adulte.

J’ai souffert de ne pas pouvoir être la femme que je suis déjà et qui voulait être. Une femme joyeuse, fière de ses rondeurs, amusée de ses cycles, confiante en son intuition. Cette femme, je la fais émerger, petit à petit, une guérison à la fois. Vous pouvez la voir quand je danse, quand je me sens en sécurité, quand je m’amuse à danser sous la pluie ou que je m’amuse à danser avec mon chat.

J’ai développé une méfiance énorme envers les hommes qui devenaient des êtres dangereux qui allaient mettre en péril mon intégrité de femme.

Cette méfiance est encore là, telle une forteresse, qui parfois, laisse rentrer quelques chevaliers. C’est à ces moments là que je me rappelle qu’il est bon d’être à deux. Qu’il est bon de jouer avec l’autre et d’être pleinement femme pour voir… l’homme. Simplement… être.

 

C’est quoi être une femme ? 

Il est tellement difficile d’être une femme dans nos sociétés aujourd’hui qui valorise tellement tout ce que je ne suis pas… dans mon essence féminine.

Le mot menstruation est si peu nommé que l’on a trop souvent l’impression de dire une insulte quand on le prononce. Le mot vagin est de la même veine… Vagin, menstruation, utérus….

Qui suis-je en tant que femme ?

Je suis vague, mouvement, fluidité, profondément cyclique et terrienne.

Je suis multiple, 4 femmes qui dansent au creux de mon utérus.

Je me souviens de mon père, me disant dans l’auto, alors que je me confiais à lui : « ah vous les femmes vous êtes cycliques hein ! en rigolant… en se moquant…

Quel drame de dire ceci à une jeune femme qui éclot, qui comprend qu’elle n’est pas accueillie et bienvenue dans ce monde d’homme qui ne comprend pas qui elle est (ni elle d’ailleurs, personne ne m’avait expliqué).

Je me souviens de ce garçon que j’osais défier dans la cour de récré et qui me nomme telle un chevalier de pacotille bondissant son épée de carton comme sa carte joker : hey, mais toi tu as tes règles hein ! entraînant les rires de tous les autres garçons.

En moi, dans mon cœur, j’accueille… j’accueille ces souffrances de femmes que je partage avec pleins d’autres.

En moi, dans mon corps, j’envoie de l’amour à ces parties de moi-même en souffrance.

Nous parlons de plus en plus de féminin sacré ! J’en suis ravie ! Et en même temps, comment pouvons nous accueillir le féminin sacré si nous ne prenons pas le temps d’aller guérir en nous, les femmes blessées ?

Je sais, je sens que l’époque où le féminin était piétinée et torturée se termine et qu’une grande époque de renouveau du féminin va venir éclairer notre planète afin d’accompagner l’émergence d’un masculin plus mature, différent, ouvert, sincère et conscient…

Je le souhaite… tellement !

C’est déjà la.

Aurélie