Le sens sacré de la blessure d’abandon Inspirations

“Tu as la blessure d’abandon Aurélie

– Ah…

Tu as vécu un double abandon Aurélie, celui de ton père et celui de ta mère

– Ah ouais… merde…”

 

Voici une discussion dont je me rappelle parfaitement avec ma psy de mes 20 ans, l’âge où je découvrais mon psychisme, mes blessures, mon fonctionnement interne et ce que j’appelle ma catastrophe intérieure.

Comme la plupart d’entre vous, j’ai la blessure d’abandon. À part que peut-être, elle est légèrement plus forte  que la moyenne.

doe-430238_1920Personnalité (P) : Ok. Et maintenant, qu’est-ce que je fais avec ça ?

Les 14 dernières années ont été un cheminement incroyable grâce à cette blessure. Un cheminement dont j’ai l’immense honneur et l’émotion de vous partager… non pas l’histoire mais la sagesse que j’en ai extraite.

Âme (Â) : – Check ben…

 

L’inconscience

La blessure d’abandon est la blessure qui était probablement la plus cachée en moi… je la cachais si bien !! Car j’en avais besoin… j’avais besoin de cette blessure et d’intégrer ses apprentissages. Je comprend maintenant qu’est-ce qu’elle m’a permis de vivre et d’expérimenter, je “shifte” du rôle de victime à créateur de ma vie et en relâchant cette blessure et les émotions qui lui sont associées, j’y vois les trésors que j’ai acquis…

Chez moi, cette blessure se manifestait à travers 3 comportements majeurs :

1- La dépendance affective

2- Le renfermement sur soi

3- La négligence de soi et de ses projets

P: Ah ben… on était mal barré…

 : – Oui… mais attends, regarde ce que j’ai à te dire

Dépendance affectiveLa dépendance affective s’est infiltrée dans la majorité de mes relations amoureuses sans que je m’en rende vraiment compte. Je luttais tellement contre elle. Je me faisais passer pour une femme indépendante alors que j’avais une partie de moi si dépendance à l’attention et à l’affection que j’étais incapable, à l’époque, de me donner moi même. Cette partie, qui portait ma blessure, s’accrochait, tenait. C’est elle qui me faisait rester dans des relations toxiques, inconfortables, par peur de toucher à cette blessure d’abandon que je ne voulais pas voir ni surtout pas ressentir.

P: Oula… non, non, non, ne me parlez pas de blessures… j’ai plein de travail à faire.

 

Le trésor de cette expérience a été d’accepter de créer des liens avec l’autre et de dépasser ma peur et ma méfiance des hommes. La lumière de la dépendance affective (qui se cache dans chaque noirceur), est, selon moi la capacité à créer des liens, à aller vers les autres. À travers l’expérience de la dépendance, j’y ai pu aussi pratiquer la reprise de mon pouvoir de me donner ma propre affection et ma propre attention.

Le renfermement sur soi est, selon moi, une conséquence majeure de la blessure d’abandon. La blessure d’abandon génère des croyances sur l’amour, celles que nous ne sommes pas aimé et ne le serons jamais (JAMAIS !) (bien sûr que non, puisque nous sommes abandonnés). Ces croyances créent d’ailleurs ce besoin de plaire… On s’en reparlera…

Ma blessure d’abandon a créé chez moi un renfermement. “On ne pouvait m’aimer, restons seul et surtout, ne livrons pas ce que nous pensons vraiment…”. Le trésor de cette expérience est d’avoir acquis beaucoup de conscience de moi-même… à force de rester seule, on apprend à savoir comment être avec Soi. J’ai aussi eu le plaisir de m’être permis de me libérer de ce “faux” besoin de plaire… enfin… en partie ! Oui j,avoue il est encore là.

apathy-1940202_640La négligence de soi et ses projets est la partie la plus difficile qu’a créé ma blessure. Quand je parle de négligence de soi, je parle d’un désamour profond qui a fait que je ne m’occupais pas bien de moi, de mon corps physique, de mon matériel. Je me laissais aller… J’avais cette tendance là. ce n’était pas tout le temps comme cela, mais ça existait en moi. J’avais toujours beaucoup de projets et d’idée que je finissais par abandonner. Et le cycle de l’abandon était nourri !

La négligence de soi m’a appris à avoir un certain détachement sur le matériel pour… l’aimer ! J’étais si peu “matériel” que je manquais en permanence de “choses” pratiques que je finissais par emprunter. Le cadeau a été de me l’offrir à moi même, de commencer à m’équiper. Grâce au détachement, j’ai pu apprécier encore plus cette apprivoisement de la matière, chaque équipement que je m’achetais (ça pouvait juste être des chaussures….) me remplissait de joie et je me sentais gagner des “points d’incarnation”.

Mazeltov !

 

La guérison

Et puis… à un moment donné, la blessure d’abandon a fait son chemin et veut se guérir. Les prises de conscience s’accèlèrent, les émotions embarquent, certaines choses deviennent insupportable.

Â, qui crie à travers tout ce qu’elle peut, : IL EST TEMPS DE LIBÉRER LA BLESSURE !

P : – Nous avons bien reçu votre requête chère âme. Néanmoins… nous aimerions savoir comment FAIRE ? Veuillez nous envoyer la procédure dans les meilleurs délais. Cordialement xoxo

 : Je vais faire mieux que cela chère personnalité, je vais te le faire expérimenter :)

Et c’est ainsi que le lâcher prise arrive pour nous enseigner.

Selon mon expérience, il y a 4 étapes majeures à la guérison de la blessure d’abandon, des étapes que j’ai franchie avec bravoure et que je franchie encore :

La conscience : on voit notre blessure et ce qu’elle manifeste chez nous.

L’acceptation : accepter notre blessure, accepter leur manifestation, accepter tout…

Le ressenti de la blessure : la conscience ne suffit pas… la conscience veut s’expérimenter, veut avoir une SAVEUR, un GOÛT, une couleur… quelle est la couleur de votre blessure ? Quand je parle de ressenti, oui, cela se passe dans le corps physique. Un travail d’ancrage et une acceptation de nos ressentis est souvent à réaliser (le rejet de la blessure ayant parfois entraîné une désincarnation – se sentir en dehors de son corps)

La compassion : l’amour toujours ! J’ai passé tellement de temps à prendre contact, dans mon corps, avec mon cœur, avec ma blessure. Je n’ai pas fini ! À chaque mal-être qui ressort, à chaque émotion, j’y met une touche ou une carafe de compassion.

Et elle part… en faite, elle ne part pas, elle fusionne avec votre amour.

P: C’est assez simple…

 : – Oui… je te l’avais bien dit !

 

Le sens derrière ce cheminement 

still-2608837_640Aujourd’hui, je ressens beaucoup de gratitude pour l’expérience que m’a permis de vivre cette blessure. Cette autonomie qui a permis d’émerger grâce à cette solitude un peu forcée qui m’a demandé à trouver et à développer des ressources intérieures de débrouillardise !

Je n’étais pas complètement livré à moi-même dans mon enfance, je ne vous parlerai pas des détails, ce n’est pas le lieu pour cela. Ce qui m’importe c’est de vous transmettre le message, la sagesse que j’ai acquis.

Car finalement, l’abandon est un ressenti… pas besoin d’avoir été orphelin pour avoir cette blessure. L’enfant peut se sentir abandonné si le parent ne répond pas dans les 5 secondes à son pleur… Cela se cristallise d’abord au niveau énergétique – subtil pour ensuite y créer un écho, une empreinte, une conséquence dans le corps physique qui va enregistrer une contraction dans ses cellules.

C’est pour cela, selon moi, que la guérison avec la conscience ET le corps est indissociable… La guérison doit AUSSI passer par le corps. Les thérapies seulement psychologiques ne sont, encore une fois selon moi, pas suffisantes…

Nous devons conscientiser nos blessures dans le corps physique et les libérer avec notre amour.

Simple…

P: – mais pas facile ! OUF C’est du travail…

 : Oui

 

La gratitude 

Après le relâchement, s’en vient nécessairement la gratitude… la gratitude pour moi d’avoir développé autant d’autonomie dans ma vie. Je peux dire à présent que je SAIS être seule. Je sais. Je sais prendre soin de moi, de mes besoins, me défendre, être une bonne mère pour moi et un bon père pour moi car j’ai dû l’apprendre pour survivre !

 

Quel cadeau… 

Bien sûr, j’ai loin d’avoir intégré tout cela en moi…  Je navigue encore en eaux troubles sur ce sujet… J’ai de belles expériences devant moi à vivre qui vont m’aider à devenir encore plus autonome et responsable de ma vie. C’est pour moi le plus cadeau que je ne me suis jamais offert… Redevenir le créateur de ma vie et de mon bien-être.

Merci blessure d’abandon … merci tellement…

 

Aurélie, avec la complicité de cette sacrée blessure d’abandon !

xx

 

Si vous êtes intéressés à en savoir plus. je fais faire une conférence bientôt sur le sujet ! LOVE xx

 


Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>