Sacrée blessure du rejet

Sacrée blessure du rejet

Moi : je sais, j’ai la blessure du rejet.

Comment je fais pour m’en sortir ?

Ma psy : – Aurélie, sais-tu que la blessure de rejet concerne d’abord ton propre rejet de toi-même

Moi : …

 

Le rejet de soi :

Est probablement la forme de désamour la plus violente.

Se rejeter. Ne plus être soi, vouloir être quelqu’un d’autre, par peur de ne plus être aimé.

Devenir quelqu’un d’autre, imiter les gestes et les comportements par croyance que l’on va se faire aimer de l’autre si on lui ressemble.

Ne plus se voir. Ne pas voir sa valeur, ses compétences, ses qualités, ses dons.

Se cacher, ne plus vouloir exister, faire passer les autres avant soi.

Ne pas vouloir prendre la place du roi, mais du bouffon, celui qui va faire rire la foule, préférant se montrer ridicule que lui-même.

Au moins cela reste un personnage.

Au moins, notre essence est protégée par ce costume, par ces artifices, par ce masque qui nous cache.

La perte de soi

Il en vient un jour où à force d’imiter et de copier, on se perd. On ne sait plus qui on est. Et on souffre.

Souffrance ultime de ne plus savoir qui on est à force de s’être rejeté.

On existe plus.

On s’abandonne de se rejeter autant.

 

La retrouvaille

Puis, vient le temps des retrouvailles qui naît de ce désir brûlant de ne plus se laisser marcher sur les pieds.

Le feu aux entrailles, on décide de ne plus se laisser faire. La souffrance est trop grande, ce désamour est trop fort, le fond est trop froid pour y rester.

On retrouve des forces et on se confronte au monde à nouveau.

On bataille contre nous-même, contre cette blessure du rejet qui ne cesse de vouloir nous protéger.

Petit à petit, on reprend notre place, notre pouvoir, notre amour. On reprend les manettes.

 

Le lâcher prise

On accepte, enfin, que si certaines personnes nous rejettent et ne nous aiment pas, ce n’est pas si grave.

Que si le rejet existe, c’est pour nous aider à nous supporter, à peut-être réussir à prendre de la distance avec certaines personnes, du recul parfois nécessaire pour voir plus clair et à retrouver le goût de s’aimer.

Le rejet nous apprend à être seul, à vivre seul et à nous assumer, dans qui nous sommes.

Merci rejet de m’avoir enseigner l’intégrité.

 

La peur d’aimer et d’être aimé

La peur d’aimer et d’être aimé

Je me suis bien rendu compte que dernièrement, de nouvelles formes d’amour s’incarnent. PUISSANTES.

Très puissantes. Le genre d’amour de Flamme/âme jumelle qui te décoince le tuyau du coeur et te fait ressortir plus lumineux, plus propre, plus aimant, le cœur explosant.  Le genre d’amour aussi qui te challenge et déboussole tous les recoins de ton ego. Tous.

Le genre d’amour exigeant, profondément juste, épuré.

Face à cela, face à cette puissance, le réflexe de beaucoup d’entre nous est de partir en courant.

C’est ce que moi je fais.

Je coure. Je me cache. 

Pas bien longtemps car au détour d’une rue, un autre nouveau couple se révèle devant moi, envoyant leur amour à 100 km à la ronde. Oui, je les appelle les nouveaux couples. Vous les reconnaîtrez. Ils sont plus lumineux….

Je me prend une shot.

J’en tremble.

Que dois-je faire ? M’abandonner ? Avoir confiance ?

Pourquoi avoir si peur de l’amour ? Pourquoi avoir si peur de fusionner avec l’autre ?

La réponse me vient telle une marguerite de printemps : car j’ai peur de m’y perdre. J’ai aussi peur de devenir quelqu’un d’autre, de révéler l’amour en moi à tout le monde. Car avec cet amour, je suis puissante !

Vient ensuite la question du mérite. Est-ce que je mérite tout cet amour ? Est-ce que je mérite cet amour inconditionnel ? Peut-être suis-je si attachée à mes croyances que je préfère les transformer en mur pour me protéger ?

Ai-je peur de souffrir ? Un amour aussi grand doit certainement faire souffrir ?

Alors je navigue, en aventurière, pour l’instant non satisfaite mais curieuse. Définitivement curieuse de m’ouvrir à un autre type de relation amoureuse qui vient toquer à ma porte. Je n’ai pas encore ouvert. Mais je sais qu’il est là. Il attend. Il attend que j’ouvre la porte et que je me donne l’autorisation de plonger et de laisser faire cet amour me transformer et me montrer qui je suis vraiment.

En attendant, je me fais belle pour lui. Pour cet Amour. Je me guéris, je délaisse cette dépendance affective, si bruyante, si pesante. je la remercie pour les apprentissages. De m’avoir permis d’apprendre à me « lier » à une personne.

Maintenant, c’est ok, J’ai appris à me lier. Je peux me relier autrement. En wi fi. Sans fil, en toute liberté.

Car je ne me sens plus si seule qu’avant. Je me sens avec moi-même. Je suis là pour moi.

Il aura fallu 34 ans pour que je réalise cela. Pour que je réalise que je suis la seule personne à être vraiment là pour moi.

Et la suite ?

Je ne sais pas. Je sais que l’Amour est à ma porte. J’en ai encore peur. J’ai peur de me faire aimé car j’ai peur de me faire attraper ou emprisonner. L’âme me dit dans l’oreillette qu’elle m’invite à faire confiance, que ce genre d’amour, je sais maintenant y dire Non.

Bon. Alors tout va bien. Tout va très bien.

Aurélie, avec la complicité de la nouvelle fréquence d’Amour

 

 

 

Le sens sacré de la blessure d’abandon

Le sens sacré de la blessure d’abandon

« Tu as la blessure d’abandon Aurélie

– Ah…

Tu as vécu un double abandon Aurélie, celui de ton père et celui de ta mère

– Ah ouais… merde… »

 

Voici une discussion dont je me rappelle parfaitement avec ma psy de mes 20 ans, l’âge où je découvrais mon psychisme, mes blessures, mon fonctionnement interne et ce que j’appelle ma catastrophe intérieure.

Comme la plupart d’entre vous, j’ai la blessure d’abandon. À part que peut-être, elle est légèrement plus forte  que la moyenne.

doe-430238_1920Personnalité (P) : Ok. Et maintenant, qu’est-ce que je fais avec ça ?

Les 14 dernières années ont été un cheminement incroyable grâce à cette blessure. Un cheminement dont j’ai l’immense honneur et l’émotion de vous partager… non pas l’histoire mais la sagesse que j’en ai extraite.

Âme (Â) : – Check ben…

 

L’inconscience

La blessure d’abandon est la blessure qui était probablement la plus cachée en moi… je la cachais si bien !! Car j’en avais besoin… j’avais besoin de cette blessure et d’intégrer ses apprentissages. Je comprend maintenant qu’est-ce qu’elle m’a permis de vivre et d’expérimenter, je « shifte » du rôle de victime à créateur de ma vie et en relâchant cette blessure et les émotions qui lui sont associées, j’y vois les trésors que j’ai acquis…

Chez moi, cette blessure se manifestait à travers 3 comportements majeurs :

1- La dépendance affective

2- Le renfermement sur soi

3- La négligence de soi et de ses projets

P: Ah ben… on était mal barré…

 : – Oui… mais attends, regarde ce que j’ai à te dire

Dépendance affectiveLa dépendance affective s’est infiltrée dans la majorité de mes relations amoureuses sans que je m’en rende vraiment compte. Je luttais tellement contre elle. Je me faisais passer pour une femme indépendante alors que j’avais une partie de moi si dépendance à l’attention et à l’affection que j’étais incapable, à l’époque, de me donner moi même. Cette partie, qui portait ma blessure, s’accrochait, tenait. C’est elle qui me faisait rester dans des relations toxiques, inconfortables, par peur de toucher à cette blessure d’abandon que je ne voulais pas voir ni surtout pas ressentir.

P: Oula… non, non, non, ne me parlez pas de blessures… j’ai plein de travail à faire.

 

Le trésor de cette expérience a été d’accepter de créer des liens avec l’autre et de dépasser ma peur et ma méfiance des hommes. La lumière de la dépendance affective (qui se cache dans chaque noirceur), est, selon moi la capacité à créer des liens, à aller vers les autres. À travers l’expérience de la dépendance, j’y ai pu aussi pratiquer la reprise de mon pouvoir de me donner ma propre affection et ma propre attention.

Le renfermement sur soi est, selon moi, une conséquence majeure de la blessure d’abandon. La blessure d’abandon génère des croyances sur l’amour, celles que nous ne sommes pas aimé et ne le serons jamais (JAMAIS !) (bien sûr que non, puisque nous sommes abandonnés). Ces croyances créent d’ailleurs ce besoin de plaire… On s’en reparlera…

Ma blessure d’abandon a créé chez moi un renfermement. « On ne pouvait m’aimer, restons seul et surtout, ne livrons pas ce que nous pensons vraiment… ». Le trésor de cette expérience est d’avoir acquis beaucoup de conscience de moi-même… à force de rester seule, on apprend à savoir comment être avec Soi. J’ai aussi eu le plaisir de m’être permis de me libérer de ce « faux » besoin de plaire… enfin… en partie ! Oui j,avoue il est encore là.

apathy-1940202_640La négligence de soi et ses projets est la partie la plus difficile qu’a créé ma blessure. Quand je parle de négligence de soi, je parle d’un désamour profond qui a fait que je ne m’occupais pas bien de moi, de mon corps physique, de mon matériel. Je me laissais aller… J’avais cette tendance là. ce n’était pas tout le temps comme cela, mais ça existait en moi. J’avais toujours beaucoup de projets et d’idée que je finissais par abandonner. Et le cycle de l’abandon était nourri !

La négligence de soi m’a appris à avoir un certain détachement sur le matériel pour… l’aimer ! J’étais si peu « matériel » que je manquais en permanence de « choses » pratiques que je finissais par emprunter. Le cadeau a été de me l’offrir à moi même, de commencer à m’équiper. Grâce au détachement, j’ai pu apprécier encore plus cette apprivoisement de la matière, chaque équipement que je m’achetais (ça pouvait juste être des chaussures….) me remplissait de joie et je me sentais gagner des « points d’incarnation ».

Mazeltov !

 

La guérison

Et puis… à un moment donné, la blessure d’abandon a fait son chemin et veut se guérir. Les prises de conscience s’accèlèrent, les émotions embarquent, certaines choses deviennent insupportable.

Â, qui crie à travers tout ce qu’elle peut, : IL EST TEMPS DE LIBÉRER LA BLESSURE !

P : – Nous avons bien reçu votre requête chère âme. Néanmoins… nous aimerions savoir comment FAIRE ? Veuillez nous envoyer la procédure dans les meilleurs délais. Cordialement xoxo

 : Je vais faire mieux que cela chère personnalité, je vais te le faire expérimenter 🙂

Et c’est ainsi que le lâcher prise arrive pour nous enseigner.

Selon mon expérience, il y a 4 étapes majeures à la guérison de la blessure d’abandon, des étapes que j’ai franchie avec bravoure et que je franchie encore :

La conscience : on voit notre blessure et ce qu’elle manifeste chez nous.

L’acceptation : accepter notre blessure, accepter leur manifestation, accepter tout…

Le ressenti de la blessure : la conscience ne suffit pas… la conscience veut s’expérimenter, veut avoir une SAVEUR, un GOÛT, une couleur… quelle est la couleur de votre blessure ? Quand je parle de ressenti, oui, cela se passe dans le corps physique. Un travail d’ancrage et une acceptation de nos ressentis est souvent à réaliser (le rejet de la blessure ayant parfois entraîné une désincarnation – se sentir en dehors de son corps)

La compassion : l’amour toujours ! J’ai passé tellement de temps à prendre contact, dans mon corps, avec mon cœur, avec ma blessure. Je n’ai pas fini ! À chaque mal-être qui ressort, à chaque émotion, j’y met une touche ou une carafe de compassion.

Et elle part… en faite, elle ne part pas, elle fusionne avec votre amour.

P: C’est assez simple…

 : – Oui… je te l’avais bien dit !

 

Le sens derrière ce cheminement 

still-2608837_640Aujourd’hui, je ressens beaucoup de gratitude pour l’expérience que m’a permis de vivre cette blessure. Cette autonomie qui a permis d’émerger grâce à cette solitude un peu forcée qui m’a demandé à trouver et à développer des ressources intérieures de débrouillardise !

Je n’étais pas complètement livré à moi-même dans mon enfance, je ne vous parlerai pas des détails, ce n’est pas le lieu pour cela. Ce qui m’importe c’est de vous transmettre le message, la sagesse que j’ai acquis.

Car finalement, l’abandon est un ressenti… pas besoin d’avoir été orphelin pour avoir cette blessure. L’enfant peut se sentir abandonné si le parent ne répond pas dans les 5 secondes à son pleur… Cela se cristallise d’abord au niveau énergétique – subtil pour ensuite y créer un écho, une empreinte, une conséquence dans le corps physique qui va enregistrer une contraction dans ses cellules.

C’est pour cela, selon moi, que la guérison avec la conscience ET le corps est indissociable… La guérison doit AUSSI passer par le corps. Les thérapies seulement psychologiques ne sont, encore une fois selon moi, pas suffisantes…

Nous devons conscientiser nos blessures dans le corps physique et les libérer avec notre amour.

Simple…

P: – mais pas facile ! OUF C’est du travail…

 : Oui

 

La gratitude 

Après le relâchement, s’en vient nécessairement la gratitude… la gratitude pour moi d’avoir développé autant d’autonomie dans ma vie. Je peux dire à présent que je SAIS être seule. Je sais. Je sais prendre soin de moi, de mes besoins, me défendre, être une bonne mère pour moi et un bon père pour moi car j’ai dû l’apprendre pour survivre !

 

Quel cadeau… 

Bien sûr, j’ai loin d’avoir intégré tout cela en moi…  Je navigue encore en eaux troubles sur ce sujet… J’ai de belles expériences devant moi à vivre qui vont m’aider à devenir encore plus autonome et responsable de ma vie. C’est pour moi le plus cadeau que je ne me suis jamais offert… Redevenir le créateur de ma vie et de mon bien-être.

Merci blessure d’abandon … merci tellement…

 

Aurélie, avec la complicité de cette sacrée blessure d’abandon !

xx

 

Si vous êtes intéressés à en savoir plus. je fais faire une conférence bientôt sur le sujet ! LOVE xx

 

Parlons de relations ET d’amour (Merci Céline !)

Parlons de relations ET d’amour (Merci Céline !)

Je ne sais pas pour vous, mais moi, de mon coté je suis entourée d’histoires relationnelles amoureuses mouvementées, nous laissant pour la majorité dans un tourbillon sacré où émerge… le choix et le non-choix.

Je m’explique !

Que choisir ? Qui choisir ?

J’ai depuis longtemps rejeté l’idée du couple de mes projets d’avenir. Petite fille observatrice, je remarqua assez vite une certaine forme de pénibilité s’infiltrer dans les « modèles » de couple à ma proximité. Une décision ferme a coupé mon cœur de toute possibilité d’être en relation de couple épanouie.

Le couple, c’est dangereux ! – Me répétait cette partie de moi qui voulait tant me protéger… Merci à toi ma belle amie !!

Ô oui, bien sûr j’ai essayé. Plus d’une fois. Je suis un être de bravoure… On me le dit souvent. Je suis allé en Afrique, je peux ben affronter les quelques lions de la relation de couple !

bymylselfRien ne marchait, rien ne durait. Les croyances que je ne pourrais être en relation de couple épanouissante faisaient très bien leur travail ! Mon inconscient était une machine très bien huilée qui sabotait toutes formes de relation qui s’apparentaient à « un couple ». C’était automatique…

Je me voyais déjà écrire la suite de Bridget Jones.

Ça tombait bien, j’avais déjà un chat.

All byyyyyy myseeeeeeeeeeeelf.

Me choisir

Et c’était bien là l’enjeu. Moi. Qui suis-je moi ?

Je me suis vite rendue compte que JE NE POUVAIS PAS, mais alors VRAIMENT PAS être en couple si je ne me connaissais pas moi-même, que l’autonomie n’était pas un luxe mais une nécessité et que je n’avais aucune espèce d’idée de comment combler mes besoins…

Étant une belle âme à ce que certains me disaient, je me dédiais à l’autre. Ma condition d’empath (on s’en reparlera) s’ajoutait à la catastrophe relationnelle où je devenais complètement l’autre (sans m’en rendre compte), l’autre n’étant pas amoureux de soi-même me rejetant (car je devenais lui et je lui offrais, comble du désespoir, un miroir féroce de sa noirceur, empath power…). Et moi, dans tout ce jeu mi-conscient, je me rejetais de plus être moi-même.

Really ??

Que faire ? 

Un sourire aux lèvres en écoutant cette vidéo de Mooji, je me rappelle combien j’ai eu besoin de me trouver et que JE NE POUVAIS PAS le faire avec une autre personne. J’ai dû aussi m’éloigner beaucoup de ma famille.

All by myyyyseeeeellfffff…..

Parce que le partenaire idéal c’est moi. Je suis mon partenaire idéal. Je choisi à présent de prendre soin de moi, de me passer en premier, de me respecter et de me faire respecter, de faire des choix qui nourrissent mon épanouissement. J’ai appris.. j’ai appris à identifier mes besoins, mes émotions, à les nommer et à en prendre soin.

Quel cadeau d’être célibataire !

Et maintenant ?

All by myseelffff … ANYMOOOOOOOOOOOOOOOOOORE !

Respirer. Avoir confiance que la bonne personne va se présenter. Non pas le partenaire idéal, mais un deuxième partenaire idéal ! Car le premier partenaire idéal, c’est nous-même. Je ne suis jamais seule, je suis avec moi-même.

Bien sûr, maintenant, après avoir pleurer devant la scène d’un mariage d’une série kétaine, je me rend bien compte que mon cœur se réouvre à cette possibilité de co-créer une relation de couple avec un autre partenaire idéal.

couple

Je sens à quel point nous arrivons dans un monde où tout devient possible et de multiples formes de relations de couple se créent. La relation ne devrait pas être une boite, elle devrait être le commencement d’une oeuvre d’art qui se crée à deux et part dans de multiples directions.

La relation de couple devrait être un jeu, un émerveillement, un voyage que s’offre deux êtres conscients qui s’envolent vers l’évolution.

Ce que je reprocherai de la perception actuelle de la relation de couple comme on la voit à la TV c’est qu’elle n’est, selon moi, pas assez représentative de l’ÉNORME travail d’évolution que nous offre une relation. La relation est pour moi, une opportunité que s’offre un être d’évoluer, de grandir.

Tiens, je revis la même chose qu’avec mon ex.

– Ok, gratte, plonge en toi, laisse émerger les blessures et guéris toi ! (Dialogue intérieur)

 

Le futur des relations

Moi coeurCar je crois que l’humanité se réserve une surprise incroyable pour ses relations. Je crois que nos relations amoureuses changent en ce moment pour se nettoyer, se purifier pour que chaque humain puisse vivre des relations qui soient plus matures et pures. Qu’est-ce qu’une relation plus mature et pure ?

À vous de l’expérimenter ! Ne laissez pas les autres vous dire quoi faire dans les relations… souvent je vois des articles spirituels qui nous « dictent » qu’est-ce que devrait être une relation mature et pure… Que nenni… c’est à chacun de l’expérimenter et de le définir. Sinon, à quoi servirait cette si belle expérience humaine ?

Se découvrir à chaque instant… avec l’autre !

J’appelle donc mon deuxième partenaire idéal à se manifester et j’ai confiance que tout ceci arrivera au moment opportun.

Je lâche prise sur la petite volonté, qui veut combler un vide affectif et je m’abandonne au Grand Vouloir, cette volonté divine que nous sommes, qui sait que tout est déjà là et que je SUIS déjà comblée.

Et que ce que je vis, c’est exactement ce que j’ai à vivre pour retrouver cette vérité intérieure que JE SUIS déjà comblée.

Merci…

Aurélie, avec la complicité de mon coeur, de Cupidon et de Céline !

Merci céline. xx

 

all by mylself

 

La mort de la femme parfaite

La mort de la femme parfaite

J’ai longtemps cherché à atteindre un idéal féminin. Un idéal construit d’attentes et d’interprétation, en espérant dans le creux de mon coeur, d’être aimé. Arrivée à 34 ans je me rend compte que je me suis trompé. Je ne serai pas aimé parce que je suis parfaite.

Je serai aimée. Point.

 

J’ai trop souffert d’être une femme

J’ai d’abord été la petite fille parfaite : qui reste discrète, qui ne fait aucune bêtise, qui obéit, qui sourit, qui est polie.

J’ai ensuite été l’amante parfaite, qui  sourit, qui rit même quand elle n’en a pas envie.

J’ai ensuite été la copine parfaite, qui gardent les secrets, ne trahit jamais, reste fidèle, aide son prochain…

J’ai aussi été la femme active parfaite, professionnelle jusqu’au bout des ongles, productive, ultra-présente et impliquée.

Ayant ensuite poursuivie une quête spirituelle, je suis, bien sûr, devenue l’apprentie spirituel parfaite.

La seule étape de ma vie qui n’a pas été teintée de cette fausse perfection a été mon adolescence où j’en ai voulu à la Terre entière. Encore que je vous dirai que j’ai quand même réussi à contenir ce feu à l’intérieur de moi et à le transformer en de multiples projets. High five à moi-même pour cela ! À cette époque, je vivais en France où il était commun pour moi de me faire insultée de salope dans les rues quand je mettais une jupe. Juste une jupe.

J’ai souffert d’être une femme. Plus d’une fois. Enfant, adolescente, jeune femme et adulte.

J’ai souffert de ne pas pouvoir être la femme que je suis déjà et qui voulait être. Une femme joyeuse, fière de ses rondeurs, amusée de ses cycles, confiante en son intuition. Cette femme, je la fais émerger, petit à petit, une guérison à la fois. Vous pouvez la voir quand je danse, quand je me sens en sécurité, quand je m’amuse à danser sous la pluie ou que je m’amuse à danser avec mon chat.

J’ai développé une méfiance énorme envers les hommes qui devenaient des êtres dangereux qui allaient mettre en péril mon intégrité de femme.

Cette méfiance est encore là, telle une forteresse, qui parfois, laisse rentrer quelques chevaliers. C’est à ces moments là que je me rappelle qu’il est bon d’être à deux. Qu’il est bon de jouer avec l’autre et d’être pleinement femme pour voir… l’homme. Simplement… être.

 

C’est quoi être une femme ? 

Il est tellement difficile d’être une femme dans nos sociétés aujourd’hui qui valorise tellement tout ce que je ne suis pas… dans mon essence féminine.

Le mot menstruation est si peu nommé que l’on a trop souvent l’impression de dire une insulte quand on le prononce. Le mot vagin est de la même veine… Vagin, menstruation, utérus….

Qui suis-je en tant que femme ?

Je suis vague, mouvement, fluidité, profondément cyclique et terrienne.

Je suis multiple, 4 femmes qui dansent au creux de mon utérus.

Je me souviens de mon père, me disant dans l’auto, alors que je me confiais à lui : « ah vous les femmes vous êtes cycliques hein ! en rigolant… en se moquant…

Quel drame de dire ceci à une jeune femme qui éclot, qui comprend qu’elle n’est pas accueillie et bienvenue dans ce monde d’homme qui ne comprend pas qui elle est (ni elle d’ailleurs, personne ne m’avait expliqué).

Je me souviens de ce garçon que j’osais défier dans la cour de récré et qui me nomme telle un chevalier de pacotille bondissant son épée de carton comme sa carte joker : hey, mais toi tu as tes règles hein ! entraînant les rires de tous les autres garçons.

En moi, dans mon cœur, j’accueille… j’accueille ces souffrances de femmes que je partage avec pleins d’autres.

En moi, dans mon corps, j’envoie de l’amour à ces parties de moi-même en souffrance.

Nous parlons de plus en plus de féminin sacré ! J’en suis ravie ! Et en même temps, comment pouvons nous accueillir le féminin sacré si nous ne prenons pas le temps d’aller guérir en nous, les femmes blessées ?

Je sais, je sens que l’époque où le féminin était piétinée et torturée se termine et qu’une grande époque de renouveau du féminin va venir éclairer notre planète afin d’accompagner l’émergence d’un masculin plus mature, différent, ouvert, sincère et conscient…

Je le souhaite… tellement !

C’est déjà la.

Aurélie

 

 

 

Relâcher le controle et s’abandonner à la vie

Relâcher le controle et s’abandonner à la vie

Ces derniers temps j’expérimente l’abandon du contrôle, de la rigidité, de la contraction du savoir pour retrouver le goût de l’ouverture. Quand on croit ne plus rien savoir il est plus facile de s’émerveiller devant la beauté… Serait-ce donc cela le Vrai savoir ? Ne plus rien savoir et se laisser surprendre… par la vie, par les mots, par les nouvelles sensations qui viennent me rendre visite et créer de nouveaux circuits neuronaux  avec joie et légèreté ?

 

S’abandonner

Selon la psy de mes 20 ans, j’ai vécu dans mon enfance un double abandon, celui de mon père étant parti après ma naissance et celui de ma mère ayant tombé dans la dépression.

Je suis toujours en train de la guérir car elle demande attention et compassion.

Je vois à présent comme cette blessure m’a empêché de réellement m’abandonner à la sagesse de la vie. Comme si par peur de retoucher à cette souffrance, j’ai créé une cathédrale de contrôle, offrant au monde une facette de fausse maîtrise qui cachait bien toute la peine, toute la vulnérabilité qui remplissait mon cœur de Vérité.

 

La vérité

Car la vérité est ailleurs… En dépoussiérant mon cœur, j’y découvre des perles. J’y ai découvert qu’être authentique est une puissante médecine pour l’Être qui redevient ce qu’il est. Sans facette, sans masque, sans artifice. Juste Être.

C’est en relâchant la peur d’être abandonné que le Vrai abandon peut commencer et nous offrir tout ce que nous voulons… absolument tout… l’abondance, la liberté, la sérénité, le confort…

L’abandon est puissant. Probablement pour cela qu’on en a si peur ?

 

Dire vrai

Dernièrement, je me suis aussi rappelé la puissance de la vulnérabilité. Oser dire. Oser dire même quand on ne veut pas dire, et surtout quand on ne veut pas dire. Dépasser ses peurs. Oser dire je t’aime à quelqu’un qu’on aime. Oser parler de ses peurs, de ses gênes, de ses culpabilités. Oser Être en communication et relâcher la perception que je serai plus aimé si je montre une image d’invulnérabilité.

Oser dire, oser se voir dans ses ombres et les dévoiler à l’autre. Voici ma médecine du moment. Oser dire tout ce que je suis, dans mes nuances de lumière et d’ombre.

Oui j’ose vous dire que je suis parfois jalouse, gênée, honteuse, confuse, perdue, menteuse, méchante, agressive, folle, naïve, dépendante au café, aux sucres, à l’affection, fuyante, lâche, haineuse, compétitive, orgueilleuse…

C’est pour cela que j’ose dire « Je suis TOUT ». À quoi sert de faire autant de cheminement spirituel pour finalement… réapprendre à nous rejeter ? À rejeter ses ombres et ses faiblesses…

Et en osant me dire, j’ose Être ma plénitude. La montrer et créer, avec. 🙂

 

Bien à vous,

 

Aurélie