Texte collaborateur | Moi-même

Texte collaborateur | Moi-même

Jamais je n’aurais pensé que ce serait si difficile d’être « moi-même ».
Moi, qui « sais tout », moi qui suis « si forte » et qui ne « me trompe jamais »!
(J’ai beaucoup trop peur que tu saches, que je suis imparfaite!…Moi je soulève des montagnes, rien est jamais «trop gros», toujours viser plus haut!)
Comment m’avouer qu’au fond, je ne sais pas réellement qui je suis. C’est ce qu’on appelle être confronté à son ego je crois.

 

Le choix que j’ai pris

Il y a plus d’un an, j’ai fait le choix de prendre un chemin vers une recherche d’authenticité. Je retirais mon armure! Je devenais authentique, engagée et à la découverte de moi.

Rapidement, je me suis rendu compte que « mon armure », que j’avais bien pris le temps de construire, et dont à un certain moment de ma vie j’étais fière, ne se déconstruisait pas d’un seul coup comme par magie! Pas si simple finalement de travailler sur soi.

Je comprenais que je devais donc retirer toutes les couches, une par une, et prendre le temps que ça prendrait. Sans oublier toutes les nuances si subtiles du masque coloré que j’avais ajouté comme accessoire. Tout ça, pour me protéger. De qui? De quoi? Je ne m’étais jamais réellement posé la question.

C’est à ce moment que, lorsque j’ai pris le temps de m’interroger, que j’ai pris conscience que la personne qui m’effrayait le plus était moi! Oui… moi! Chaque couche de mon armure en moins m’a fait réaliser que je me protégeais davantage de moi, mes blessures, et non réellement de l’extérieur. Des blessures si profondes qu’elles m’incitaient inconsciemment à les enterrer très loin pour m’assurer de ne pas les revivre et ne même pas savoir qu’elles étaient là… Il aurait été beaucoup plus facile de simplement les « oublier ». Pourtant, le plus ironique, c’est que plus tu te forces à les fuir, plus elles te pourchassent et surgissent à tout moment dans ta vie sans prévenir pour te rappeler qu’elles attendent patiemment. Elles sont bien rusées!


 

Les blessures qui nous appellent plus ou moins fort

Au bout du compte, mon expérience jusqu’à présent m’a démontré que la vie mettra toujours sur ton chemin des situations qui te forcent, un jour ou l’autre, à les affronter. Je dirais plutôt, prendre conscience de nos blessures. Comprendre elles viennent d’où, qui elles sont, les accepter et les aimer. OUI, de l’amour. Si nous avons tous un coeur, et je crois bien que oui, vaut mieux l’utiliser! Surtout, apprendre à nous aimer nous-mêmes, comme nous sommes, et même avec toutes nos cicatrices puisque c’est « grâce » à elles que nous sommes devenus la personne que nous sommes.

Mais pour ça, aimer nos blessures je veux dire, il faut quand même comprendre qu’on s’engage dans un travail à presque temps plein. Oui, on parle d’engagement. Envers sois-même, et c’est sûrement ça qui fait le plus peur et qu’on ose pas. L’inconnu… ça, ça fait peur et ça nous paralyse.


 

Déconstruire son armure

J’ai donc pris mon courage à deux mains et appris à déconstruire ma « fausse » personnalité et accepter de prendre la voie de l’inconnu dans le but d’aller à la rencontre de la vraie moi. J’ai appris à être vulnérable réellement et surtout imparfaite. J’apprends encore!

Imparfaite pour retrouver celle qui au fond est parfaitement elle-même. Sans artifice, sans confettis… Simplement un être qui souhaite faire de son mieux en acceptant qu’elle n’avait pas toutes les réponses (j’ai toute ma vie pour les trouver). Et surtout, la moi sans me juger d’être dans un chemin d’évolution, comme nous tous au fond. Qui a et aura encore plusieurs épreuves pour réellement tester son authenticité.

Lorsque j’ai commencé mon cheminement, je pensais que de simplement prendre conscience me mènerait facilement et rapidement aux résultats que je souhaitais (toujours plus vite. Pas de temps à perdre. On veut des résultats!). Je n’avais pas compris à ce moment que sur ce chemin, il n’est pas question de résultats et que le temps n’existe pas réellement. Pas comme on le connaît présentement. Je suis maintenant persuadée que moins « le temps » aura d’importance pour moi dans ce cheminement, plus je me rapprocherai de mon essence (mon essence aux 7 couleurs, comme j’aime bien le dire).

Il est faux de croire que celle qui m’attend au fond de moi-même me notera sur une note de 100 pour la qualité de mon cheminement ou sur la vitesse à laquelle j’y parviendrai. Il n’y a que moi qui me mets cette pression puisque je n’accepte toujours pas d’être imparfaite et de ne pas avoir la bonne réponse du premier coup. Oh que oui, l’inconnu ça fait peur! Et ça me fait tellement de bien d’avouer que j’ai peur et qu’au fond je ne sais pas trop comment m’y prendre.

C’est dans ces moments que j’ai littéralement envie d’abandonner et de remettre mon armure, (puisque c’était sûrement plus simple ainsi la vie avec ma protection, car oui j’ai des moments de doute), que je me ressaisis, que je respire profondément (ah oui, j’ai aussi appris à respirer) et que je demande de l’aide. Ça aussi c’est nouveau pour moi. La superwoman Stéfany d’avant n’avait pas besoin d’aide, jamais. Du moins, elle ne l’acceptait pas et elle mettait elle-même des obstacles sur son chemin.


 

Le lâcher-prise

C’est à ce moment que j’ai compris tout le sens de cette expression qu’on peut lire partout dernièrement (sujet sur lequel j’ai également écrit légèrement) : le lâcher-prise! (ouf!)

Être, en tout moment, soi-même dans toute sa beauté et ses défauts, le regard fixé sur le moment présent. Le moment présent c’est quoi? C’est ni la seconde qui s’est écoulée, ou celle qui viendra la remplacer, c’est ce moment où tu ressens ton souffle monter et descendre en toi, tel le cycle de la vie. Une vibration qui monte et descend en soi.

Peut-être que pour toi ce n’est pas la même définition et peut-être même que demain ma définition du moment présent changera. C’est bien ça la beauté de la vie. L’évolution de la résultante des choix que tu prendras en sachant qu’il n’y a pas de mauvais choix. Il n’y a que des choix, tout simplement. La vie est un cumul d’expériences qui te mèneront dans la voie qui t’appelle toujours un peu plus à chaque instant. Alors je continue ainsi, avec un peu plus de confiance, sur le chemin de ma vie.

La douce symphonie du détachement !

La douce symphonie du détachement !

Les cordes qui se délient, les liens qui craquent, les attaches qui se fissurent créent en moi une douce symphonie dont j’en suis le maestro.

Un coup de baguette pour délier cette corde d’avec ma mère.

Un autre coup de baguette pour rompre ce lien noir qui me rattache à cet ex.

En faite, tout ceci se fait tout seul… je n’ai rien à faire mais tout à laisser faire.

Car d’autres formes d’amour sont déjà en moi et n’utiliseront plus ces liens pour circuler.

Ces nouvelles formes communiquent en Wi-Fi, avec les autres formes. Elles envoient de l’amour, en total détachement, attirant à elles tout ce dont elles ont besoin pour manifester d’autres formes d’amour, en moi, dans le monde.

Ça ne s’est pas fait sans douleur, peine et deuil…

J’ai l’air d’aller bien maintenant mais j’en ai bavé… la vie a orchestré cela d’une main de maître. Me faisant faire face à mes pires attachements, à mes pires peurs de manquer d’affection, d’attention, d’amour.

J’ai trouvé le détachement dans le creux de mon coeur. Je l’ai choisi. Ce fût un choix, conscient, engagé et ancré. Après avoir passé des nuits à pleurer !

Un choix qui émerge d’un écœurement profond d’avoir trop souffert.

Un choix qui apparaît dans l’essoufflement d’une existence emprisonnée dans de vieux patterns.

Un ÇA SUFFIT qui crie en MAJUSCULE dans le coeur.

Une décision, aussi, de l’ÊTRE d’abord, plutôt que de le conquérir comme une montagne.

Une conscience que j’ai choisi de nourrir de présence, celle qu’au fond de moi, je le suis déjà. Détachée, aimée et aimante.

 

La gratitude de l’attachement…

Et bien sûr… une gratitude infinie pour ces expériences qui me permettent aujourd’hui d’apprécier ce détachement… cette liberté, cet espace…

Une gratitude pour ces expériences qui m’ont permis, aussi, d’expérimenter le « care » relationnel, le « se sentir relié » avec une personne.

Maintenant, j’ai simplement envie de le vivre autrement…

 

Le courage du détachement

Je crois que le détachement demande du courage. Le courage de traverser des chemins inexplorés encore.

De la foi, aussi… de la foi comme des ailes sacrées qui nous accompagnent dans ce grand abandon.

Ne plus devoir croire que l’on doit s’accrocher à quelqu’un pour aimer mais plonger dans l’amour qui est partout…

Aimer. Juste aimer. Soi, Lui, Elle, Tout. Aimer d’amour l’Éternelle existence, l’Être merveilleux que nous sommes tous.

La liberté d’aimer est probablement le plus beau cadeau que je me donne aujourd’hui le droit de vivre et de goûter.

Je m’aime profondément. Et cet amour là goûte très très bon !

 

 

Passer de l’Halloween sucré à l’Halloween sacré ! ;)

Passer de l’Halloween sucré à l’Halloween sacré ! ;)

téléchargementC’est (quand-même) une bonne nouvelle que cette tradition païenne a été perpétuée dans nos sociétés de la manière la plus acceptable pour la norme  à savoir : manger du sucre et s’amuser.

Oui mais voilà…

Nombreux d’entre nous recherchent plus de SENS. On le sait, on le sent…

On se lasse plus vite, on a besoin d’autres choses, on délaisse petit à petit des choses qui nous plaisaient avant. Et cela se fait.. naturellement !

Comme un appel de nos profondeurs du cœur à incarner « autre chose ».

Oui madame !

Je me souviens de cette party d’Halloween ce samedi… Je me disais : oui, et puis ??? On est là à se déguiser, à s’amuser… mais… mon coeur à moi me criait son besoin de PLUS de SENS !!!

Alors j’en suis là, à vous l’écrire ! La vie est aussi bien ficelée qu’un bon saucisson français…

 

halloween-959049_960_720Oui, mais quoi faire ? 

Nous pouvons emprunter les vieilles traditions de l’Halloween et les refaire vivre. Contacter nos esprits amérindiens et chanter avec.

Nous pouvons aussi créer autre chose en se basant sur notre ressenti du moment. Comme un pont. Entre s’inspirer du passé et du présent pour créer un futur nouveau et atypique !

C’est ce qui me ferait le plus tripper ! Créer du nouveau ! C’est ainsi que mon coeur vibre…

 

Qu’est-ce que j’ai envie de faire pour Halloween ? Qu’est-ce qui vibre pour moi ?

Ce qui vibre, pour moi, de faire est de me créer une cérémonie de mes morts intérieurs. Ce 31 octobre, nous terminons une phase : l’automne énergétique. Nous allons entrer dans l’hiver énergétique.

Je parle d’énergétique car les saisons énergétiques arrivent toujours avant le physique. Vous sentirez les effets de l’automne sur votre énergie bien avant la tombée des feuilles… L’automne, selon mon ressenti énergétique, a commencé fin juillet. Et il finit maintenant !

 

Que voulez-vous laisser mourir ?

tampon-tombe-tamporelleQu’avez-vous vu mourir en vous du 31 juillet au 31 octobre ? Qu’est-ce qui est mort ?

Sachez aussi que vous n’êtes pas obligé d’y réfléchir. Simplement de poser votre conscience dans le recueillement. Dans ce recueillement de ces morts intérieurs…

En cette nuit du 31 octobre, pour l’Halloween ou la Toussaint (en France), allez vous recueillir sur vos tombes intérieurs ! Nourrissez la gratitude de tous vos morts et autorisez-vous à tourner la page… Ce qui est mort est MORT.

Allumez une bougie, achetez des fleurs, chantez, dansez… trouvez vos outils de recueillement… laissez votre âme vous guider ! Plutôt que de faire les rituels des autres… 

Voyez la beauté de ce processus… remerciez, profondément pour les apprentissages et ce que ces parties de vous (qui sont maintenant mortes…) vous ont apporté.

Remerciez-les… remerciez-les aussi de mourir pour faire la place à d’autres choses en vous !

Se préparer à l’entrée de l’hiver énergétique 

hiverÀ partir du 1er novembre, nous allons entrer dans l’hiver énergétique. Bien que certaines pensées nous disent que l’hiver correspond à la mort, pour moi, l’hiver correspond à l’intégration, au silence, au bilan, au vide… c’est après la mort.

Après la mort, il ne reste rien. Le vide d’où la vie va renaître ! Il est tellement important ce vide… si puissant qu’on en oublie COMPLÉTEMENT d’en parler dans nos sociétés si avide de remplissage en tout genre.

La vie a besoin de ce vide, de ce néant, de ce rien… Ce n’est ni la mort, ni la vie.

C’est le rien.

Je ferai un autre article pour nous aider à bien utiliser cette période !

En attendant, bonne célébration de vos morts intérieurs !

 

Aurélie, avec la complicité des cycles qui veulent nous enseigner de nouveau, leur beauté ! xx

Et ça me touche profondément !

Le jour où j’ai décidé que j’allais arrêter de me taper dessus

Le jour où j’ai décidé que j’allais arrêter de me taper dessus

Passer une nuit quasiment sans dormir.

Pourquoi ?

– Par anxiété…

Pourquoi ?

– Pour réussir, pour me faire aimer, pour avoir la reconnaissance des autres que je n’arrive pas à me donner…

 

Je ne suis pas assez ! 

Je me suis dit souvent cela. Ne pas être assez, vouloir toujours me corriger, m’améliorer, me perfectionner, ne pas me sentir à la hauteur, tomber de haut, jalouser les autres filles plus grandes, plus belles plus cool, plus extravertie, plus intelligente.

Avoir peur du rejet… et penser cruellement que je ne pourrais jamais me faire aimer de ce gars là….

Finalement, ne pas me voir telle que je suis mais toujours focuser sur ce que je « dois » être selon un standard encore inconnu à ce jour… Une fantaisie de mon mental qui croit dur comme fer que je ne suis jamais assez bien pour personne.

C’est blessant ! Fucking blessant !

Je me blesse depuis toujours par mes jugements intérieurs.

Je reproche aux autres de m’agresser alors que je ne me rend pas compte que je suis mon premier agresseur. Par cette pression sans précédent que je me donne à être quelqu’un que je ne suis pas.

 

Je suis perfectionniste 

C’est un conditionnement dans mon psychisme… Voilà ce que j’ai appris lors d’une fin de semaine de formation en Énnéagramme.

Depuis mon enfance, j’ai développé une personnalité de type 1 : le perfectionniste, créé pour pour me protéger d’une blessure du Mal-Faire profondément ancrée dans mon expérience enfantine.

De-quoi-ai-je-vraiment-peur-270x250C’est ma plus grande peur : le mal-faire. 

Mes atouts : l’amélioration continue, une force de travail hors du commun (tiens, il est 20h du soir et je travaille encore…), une faculté d’analyse foudroyante.

Mes défis : le lâcher prise, (je crois que je continue encore à essayer de comprendre qu’est-ce que c’est que cette bête là…), la colère (car je dois changer le monde voyez-vous… alors je suis en colère tout le temps, mais je ne le montrerai jamais…), l’amour de soi (car je suis la plus grande critique de moi-même et croyez-moi, je suis aussi dure qu’une roche volcanique).

 

C’est pas si mal d’être perfectionniste… 

Je vous l’avoue, ma personnalité perfectionniste m’a apporté bien de belle choses ! Celle de me réaliser moi-même, d’être autonome, d’être une consultante incroyable qui vous trouve des solutions adéquates en un temps record (bon j’arrive quand même à me valoriser, c’est bon signe…).

L’amélioration continue m’a permise d’arriver là où j’en suis actuellement… ce point où j’ai fait la rencontre de mon âme après des années de travail intérieur profond. Cette âme que j’écoute maintenant pour réaliser ce Grand Plan. C’est plutôt cool !

529e5ed802554.imageJ’ai 2 blogues que je nourris intensément et joyeusement, 2 micro-entreprises qui me permettent de vivre, un chat, un appart, des amis, et tout cela TOUTE SEULE.

Comme une grande fille.

Give me a ten five man !!

Oui mais… 

Quand on arrive à communiquer avec son âme, bien souvent, elle nous envoie des messages d’amour. Et l’amour de moi, je l’avais complètement oublié… mais alors COMPLÉTEMENT !

Au point de m’auto-détruire de manière méthodique ( alimentation toxique, cigarettes, relations toxiques, auto-sabotage et touti quanti…).

952758-migrant-sauvetageJ’avais aussi choisi d’utiliser mon perfectionnisme comme une fuite pour ne pas aller accueillir mes blessures et souffrances.

La vie est bien faite, à un moment donné que l’on soit prêt ou non, l’accueil devient une obligation et notre bouée de sauvetage.

 

Alors voilà, j’apprend à m’aimer, un pas à la fois 

Je comprend que je n’ai pas appris à m’aimer. Pas du tout. J’ai appris à survivre.

Survivre au manque d’attention, d’affection, d’abondance, d’amour… tenter tant bien que mal de m’en sortir malgré les traumatismes.

M’accrocher aux dernières branches de mon psychisme en miettes pour finalement tout laisser tomber, accueillir la dépression, mourir de cet ancien moi et me reconstruire…

 

danserJe vis actuellement une profonde renaissance qui peut avoir lieu car j’ai complètement plongé dans ma propre mort intérieure. J’ai accepté d’y plonger.

Aujourd’hui j’allie ma douce personnalité à ma quête d’amour de moi-même. C’est un exercice quotidien, de m’aimer, d’y poser des gestes et des pensées rassurantes. Cela demande une observation précise et un détachement royal.

Être prêt à se détacher de toutes formes de non-amour. Voici, pour moi, le vrai amour de soi 🙂

En tout cas, c’est ce que j’expérimente…

Qu’expérimentez-vous, vous ?

LOVE YOU, LOVE ME, LOVE US ! xx

#MeToo

#MeToo

Mes yeux sont tombé hier soir sur ce message Facebook du statut d’une de mes amis.

Me too

 

 

 

 

 

Juste après mes yeux ont fui.

Mais mon cœur me disait d’y revenir. Parce qu’ il avait des choses à me faire expérimenter.

S’en est suivi une flopée d’émotions :

Surprise : Oh mince… elle aussi !

Déception et tristesse : oh merde, elle aussi…

Compassion : elle aussi !

Colère et Espoir : moi et elle aussi l’avons vécu. Nous ne sommes pas seules et il est temps que cela cesse.

 

Les souvenirs reviennent. Je me souviens parfaitement et très clairement de ce moment où cet homme a cru qu’il pouvait faire n’importe quoi avec mon corps. Heureusement, il n’était pas resté longtemps, je l’avais fait fuir. Mais quand même. Le mal était fait. La peur s’est cristallisée. Mais surtout l’incompréhension.

J’avais l’impression que l’on m’avait annoncé un cancer… ces choses que l’on pense que ça arrive qu’aux autres. Oui ça m’était bien arrivé.

Je me souviens de ce matin, du lendemain, où je m’étais réveillé. Ces quelques minutes où je ne me rappelais plus de rien. Où j’étais encore dans la joie de cette insouciance, dans cette ignorance que ces choses si horribles existent.

Quelques minutes plus tard, je me rappelle. Et là ça a fait mal. Très mal…

Je me douche et me douche pour enlever la saleté qui ne s’enlève pas. Car elle est psychologique et subtile bien plus que physique.

J’ai des éraflures sur le visage. Mon genou est déboîté.

Car je me suis débattu. Bien sûr, je ne me suis pas laissé faire… J’entend encore les voix de ma colère :

Salopard !

En écrivant, je me rend compte que la colère est encore là. En colère contre lui et contre moi (oui…), qui me suis mis en danger.

Qui pensait qu’il était possible dans ce monde de marcher seule sur une plage au Pérou.

 

Était-ce de ma faute ?

Je vous jure que j’y ai cru… pendant longtemps. J’ai pensé que c’était de ma faute. Comme si je n’avais pas eu assez mal il fallait que je m’en rajoute en me disait que c’était de ma faute.

C’est ce que certains disent non ? Sur cette Terre ? Que certaines femmes le méritent ?

Et bien j’avais ce discours en moi.

 

Ça m’a brisé

J’avais 25 ans. Je débutais ma vie de femme et oui, ça m’a brisé. Je crois que je n’ai plus jamais pleinement fait confiance aux hommes après. Mes ex s’en rappellent.

Je me suis faite accompagnée, bien sûr. J’ai vécu beaucoup de guérison.

Et pourtant ce qui me guérit le plus, c’est de voir ces messages sur Facebook, et ma propre compassion que je m’envoie. À cette femme blessée, en moi. encore prise dans son incompréhension… une incompréhension profonde que cela EXISTE.

Alors j’envoie de l’amour à cette violence, à ces parties de moi encore blessées et détruites.

Beaucoup d’amour.

Beaucoup d’amour aussi à ces hommes ou femmes qui ont utilisé cette violence. Ils doivent aussi être en chemin de guérison quelque part…

Je prie. Je prie pour notre guérison.

Sortir de la honte

Pourquoi on est si peu à en parler ? Moi, si je n’en ai pas parlé beaucoup, c’est que j’avais honte. J’avais honte.

Je voyais aussi la réaction des gens à qui je le disais. Ça faisait mal de le dire, ça faisait mal de le lire, ça faisait mal de l’entendre.

Alors, par pure protection, on se tait. Et puis, selon les contextes, c’est plus ou moins accueilli selon le cheminement de chaque Être.

 

Aujourd’hui je choisi de me libérer

Je choisi de me libérer du silence car je sens à quel point il est temps de se guérir, homme et femme, pour mettre au monde d’autres rapports humains.

Aujourd’hui, je prie pour tous les blessés, victimes d’harcèlement ou d’agressions sexuelles.

 

Je vous fais une invitation : réunissons-nous, en cercle de soutien et de partage.

On est pas obligé de faire ce chemin seul…

 

Parfois, je suis mon pire ennemi…

Parfois, je suis mon pire ennemi…

On me le disait souvent : Aurélie, arrête d’être dure avec toi-même.

Mais c’était plus fort que moi. Je devais être parfaite, être au TOP du TOP tout le temps, ne pas m’effondrer, ne faire AUCUNE erreur.

Bien sûr ça n’arrivait pas… j’en ai fait des erreurs… et je me sentais si mal… et je ne le montrais pas !

Jamais.

À part un jour où j’ai compris que je n’ÉTAIS PAS ce mécanisme de défense.

 

En quête d’amour 

Oui, à travers cette controlite aiguë, je recherchais l’amour, l’attention, la reconnaissance. Comme beaucoup d’enfant, je n’en ai pas assez recu dans mon enfance. Alors j’ai créé un mécanisme pour en recevoir.

J’ai été très bonne la dessus. Longtemps.

Jusqu’au jour où tout s’est écroulé. Un coup de l’âme qui vient me montrer une autre grande force : la vulnérabilité, la puissance du coeur.

Ça a fait bizarre…

 

Souvent, je me dévalorise 

J’entends souvent les échos de mes peurs de réussir :

Tu n’es pas à la hauteur, tu n’y arriveras jamais, tu es nulle.

J’y vois des mécanismes de défense qui veulent me garder petite pour ne pas que je sois confronté au rejet, à l’abandon. Quand on vit caché, on vit sans rejet.

À part que finalement, je me rejette moi-même en me cachant…

… et la boucle est bouclée !

C’est bien fait ces affaires-là…

 

Alors comment faire ? 

Accepter.  Réapprendre à m’aimer. Oser dire ce qui ne va pas, ce qui me touche, ce que je suis.

Oser exprimer ma rage, ma colère, ma tristesse.

Oser l’accueillir dans mes cellules.

Pleurer autant que possible pour vider le sac trop plein…

Pour redevenir moi, et redevenir mon meilleur ami.

Réapprendre à être une bonne mère et un bon père pour moi-même.

Désamorcer les discours intérieurs de dévalorisation, les processus de sabotage en les accueillant et les remerciant d’avoir fait ce qu’ils ont pu pour me protéger.

Car finalement, rien n’est mauvais et cette perfectionnite m’a permis d’apprendre la rigueur, l’organisation, la discipline que j’allie maintenant avec un zeste de légéreté, d’humour et de volupté.

Un pas à la fois, vers l’amour de soi !

 

Aurélie, avec la complicité de l’amour qui veut se vivre en moi