Fermer les portes du passé. Décider de quitter ce qui ne nous convient plus, ce qui ne nous a jamais convenu mais que nous avons admis, consenti, en oubliant que l’on avait le choix, le pouvoir…

À se convaincre que « c’est bon pour nous », que nous n’avons pas vraiment le choix. Parfois pour se prouver que nous sommes capables d’endurer l’inacceptable, parce qu’après tout « il faut être dans l’amour ».

À vouloir se montrer fort, pas lâche et courageux.

Une belle illusion… l’amour inconditionnel devrait commencer par le nôtre.

Pleinement…

 

Quitter avec justesse est un acte d’amour de soi

Cette fin de semaine j’ai quitté beaucoup de choses… en cette période de mercure en rétrograde, je me suis retrouvé dans mon ancien appartement de Montréal à réouvrir les portes de mon passé ou plutôt à voir celles que je n’avaient pas encore fermé.

Quelles sont les portes de notre passé qui sont encore ouvertes et qui continuent de laisser entrer des énergies qui ne bénéficient plus à notre évolution ?

Qu’est-ce que nous laissons encore entrer dans nos vies ? Quelles croyances, peurs laissons nous encore agir comme pouvoir sur nous, sur notre confiance en nous, sur notre assurance ?

Cette fin de semaine, grâce à mes beaux amis-alliés, j’ai compris que j’avais à fermer ces portes-là, à clé… (merci tellement david !)

Non point seulement les fermer. Car quand nous ne fermons pas une porte à clé, elle peut se réouvrir plus facilement.

Posée dans mon ancien appartement, j’ai fermé les portes… J’ai fermé la porte de mes manques de confiance en moi, d’estime de moi, de mes souffrances en lien avec ma féminité (cet appartement a accueilli beaucoup de relations avec des amoureux-hommes qui ne me convenaient pas du tout mais que j’ai accepté par manque d’amour de moi-même…).

J’ai fermé les portes de mes blessures de femme-médecine, celle qui a reçu les coups et les trahisons nécessaires à développer : la résilience…

J’ai fermé les portes du maintien de mon misérabilisme, de ma victimite-aigue, de mes jalousies envers d’autres femmes, de ma possessivité, de la manipulation.

L’exercice est extrêmement puissant.

J’ai oublié que j’avais ce pouvoir. Ce pouvoir de fermer les portes, à clé, de tous ces courants qui m’emmenaient dans le sens contraire de mon évolution.

J’ai choisi, en toute conscience, de laisser entrer maintenant des courants d’air qui me portent vers mon évolution. Je me suis rappelée que j’avais cette responsabilité… de choisir. CHOISIR.

Je me retrouve dans un café à Montréal avant de retrouver ma maison à Val David.

Je quitte ma place pour partir. Une femme arrive en me demandant si je quitte.

« Oui. Je quitte… », lui dis-je avec un soupir qui donne l’autorisation à la tristesse de faire son travail de deuil.

 

Que laissons-nous rentrer dans notre vie ?

Consentir… À quoi je consens dans ma vie, dans mes actes au quotidien ? Qu’est-ce que je nourris encore comme système, comme société par manque de discernement et de conscience ?

Je me retrouve devant une poutine aujourd’hui, face à face avec mon fromage cheddar. Je me rappelle des mots de ma canalisation de cette fin de semaine : si tu manges « ceci », tu consens et entretiens la production de ce « ceci ».

Je n’ai pas pu terminer ce cheddar, qui en plus de ne pas faire du bien à mon corps (je le sens…), contribue au maintien d’une agriculture de non-amour, qui maltraite l’animal, l’humain et les végétaux.

J’y retrouve le goût de la cohérence avec mes valeurs, avec ce que je souhaite voir se réaliser sur cette Terre.

J’y reprend mon pouvoir d’amour. Le Vrai amour n’est pas de tout accepter…

Je Vrai amour est celui qui sait se positionner, aussi, et dire Non, avec courage, pour créer ce en quoi notre coeur dit OUI.

Parfois pour faire émerger ce OUI, un NON franc, ferme et juste est nécessaire.

C’est ce que je crois et expérimente.

Je décide, à partir d’aujourd’hui, à dire et d’incarner le OUI à une société qui nourrit l’amour et non la peur.

La cohérence est de mise… de plus en plus, avec ces changements vibratoires que nous vivons !

Avec amour,

Aurélie