On me le disait souvent : Aurélie, arrête d’être dure avec toi-même.

Mais c’était plus fort que moi. Je devais être parfaite, être au TOP du TOP tout le temps, ne pas m’effondrer, ne faire AUCUNE erreur.

Bien sûr ça n’arrivait pas… j’en ai fait des erreurs… et je me sentais si mal… et je ne le montrais pas !

Jamais.

À part un jour où j’ai compris que je n’ÉTAIS PAS ce mécanisme de défense.

 

En quête d’amour 

Oui, à travers cette controlite aiguë, je recherchais l’amour, l’attention, la reconnaissance. Comme beaucoup d’enfant, je n’en ai pas assez recu dans mon enfance. Alors j’ai créé un mécanisme pour en recevoir.

J’ai été très bonne la dessus. Longtemps.

Jusqu’au jour où tout s’est écroulé. Un coup de l’âme qui vient me montrer une autre grande force : la vulnérabilité, la puissance du coeur.

Ça a fait bizarre…

 

Souvent, je me dévalorise 

J’entends souvent les échos de mes peurs de réussir :

Tu n’es pas à la hauteur, tu n’y arriveras jamais, tu es nulle.

J’y vois des mécanismes de défense qui veulent me garder petite pour ne pas que je sois confronté au rejet, à l’abandon. Quand on vit caché, on vit sans rejet.

À part que finalement, je me rejette moi-même en me cachant…

… et la boucle est bouclée !

C’est bien fait ces affaires-là…

 

Alors comment faire ? 

Accepter.  Réapprendre à m’aimer. Oser dire ce qui ne va pas, ce qui me touche, ce que je suis.

Oser exprimer ma rage, ma colère, ma tristesse.

Oser l’accueillir dans mes cellules.

Pleurer autant que possible pour vider le sac trop plein…

Pour redevenir moi, et redevenir mon meilleur ami.

Réapprendre à être une bonne mère et un bon père pour moi-même.

Désamorcer les discours intérieurs de dévalorisation, les processus de sabotage en les accueillant et les remerciant d’avoir fait ce qu’ils ont pu pour me protéger.

Car finalement, rien n’est mauvais et cette perfectionnite m’a permis d’apprendre la rigueur, l’organisation, la discipline que j’allie maintenant avec un zeste de légéreté, d’humour et de volupté.

Un pas à la fois, vers l’amour de soi !

 

Aurélie, avec la complicité de l’amour qui veut se vivre en moi